Post'it du Jour

31 janvier 2012

La démocratie à la mode sénégalaise …

Peu importe ce qui est autorisé ou non, au Sénégal, on fait comme on l’entend …

La Constitution interdit d’être Président durant trois mandats. Il suffit de nommer les cinq membres du Conseil Constitutionnel et le tour est joué. Ils donnent un avis favorable. Et c’est ainsi que l’actuel Président Abdoulaye Wade va pouvoir postuler à nouveau pour un troisième mandat.

Voilà, une idée qu’elle est bonne … N’est ce pas Mr Sarkozy. Enfin, pour vous, il va déjà falloir passer le cap du second !!!

Par contre, et ce ne fut malheureusement pas une surprise, la candidature de Youssou N’Dour a été invalidée. Comme par hasard, les 13.000 signatures qui garantissaient sa candidature ont été réduites à près de 8.000 par le même Conseil Constitutionnel.

Et oui, au Sénégal, n’importe qui ne peut pas se présenter …. Il faut appartenir à la bonne caste même si le Sénégal se défend d’en tenir compte des dites castes.

Youssou N’Dour est pourtant un chanteur qui fait honneur  son pays. Une voix d’or qui s’est produite dans tous les coins du monde avec Peter Gabriel, Alan Stivell, Manu Dibango, Axelle Red …

Il a aidé au lancement d’un organisme de micro-crédit au Sénégal.

Il avait tout pour qu’un grand nombre de sénégalais soutiennent sa candidature. Oui mais … Il y a un mais …

Il est « casté ». Oui, « casté » c’est  dire qu’il n’est pas libre.

Comme en Inde, c’est un pariah.

Il est né d’une mère griotte.

Au Sénégal, dans ce pays qui s'honore d'être une démocratie égalitaire, il existe depuis la nuit des temps un injuste système de castes pénalisant les forgerons et les griots. En public, personne ne vous le dira. Ils peuvent être adorés, célèbres, richissimes, ils peuvent même être nommés ministres ou premier ministre- cela s'est vu- mais gendre d'un homme libre ou élu de la Nation, pas question. Ils jouent dans le système social des rôles symboliques importants- selon la tradition, le forgeron a des pouvoirs magiques et le griot détient la connaissance des généalogies dont il chante les mérites, mais l'élection politique leur est interdite.

Et voilà, on « élimine » ainsi un homme de valeur.

Naturellement les Sénégalais se sentent bafoués.

D’un côté, on permet à  un vieux président de 86 ans de se représenter bien que l’on connaisse son bilan.

Et de l’autre, on empêche un homme plein d’idées, de dynamisme de se présenter. On ne laisse pas le soin au peuple de choisir. Parmi ce peuple, nous trouvons plein de jeunes sans emploi, de pauvres privés d’eau et d’électricité …

Tout cela suivant un principe : un griot ne peut être président de la République du Sénégal.

Ne sommes-nous pas au 21° siècle ?

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30 janvier 2012

Monsieur Jacques Chancel …

Oui, nous pouvons dire Monsieur Jacques Chancel car ce fut vraiment un grand Monsieur de radio et de télévision.

Ce week-end, j’ai eu le plaisir de le revoir à la télévision grâce à l’une de ces émissions "bouche-trou" qui permet d'en réaliser une nouvelle en fouillant un peu dans les archives. C’est donc au hasard du « zapping » que je découvris cette émission.

Un clin d’œil à Philippe Bouvard et ses « Samedi soir ». Durant quelques minutes, on peut revoir quelques interviews à la sauce piquante … enfin à la mode Bouvard.

Ensuite, nous avons droit à quelques florilèges de « l’école des fans » animée par notre regretté Jacques Martin.

Et l’émission s’acheva par quelques extraits, trop brefs à mon goût, du « Grand Echiquier » avec Jacques Chancel. Ah ! Le « grand échiquier » … quel bonheur !!! 3 heures de direct avec des artistes qui n’hésitaient pas à se produire, en direct. Une émission culturelle pour un grand public qui savait garder un « certain niveau ». Elle était accessible à tous sans faire, comme nous diraient certains « intellos », de la culture au rabais. Mr. Arthur Rubinstein, paraît-il, s’offusquait quand il entendait un artiste de variété accompagné par un grand orchestre (par exemple Serge Lama avec un orchestre dirigé par Lorin Maazel).

C’est triste que certaines personnes, et il en existe, considèrent qu’il y a la Musique avec un grand M et la musique populaire. Pour moi, ce ne sont pas des mélomanes mais de pauvres intellos snobs. C’est en mélangeant les genres que l’on peut espérer amener des gens à s’intéresser à ce que certains considèrent comme la Culture avec un grand C.

C’est pour cela que l’on peut saluer Monsieur Jacques Chancel pour les émissions qu’il a su nous proposer.

Le « Grand échiquier » c’était, sauf erreur, le mercredi soir depuis janvier 1972 et ce pendant 14 ans. Un vrai régal.

Pour moi, le plus « Grand échiquier » fut celui où l’on retrouve Georges Brassens, Lino Ventura et Raymond Devos. Quel régal de les retrouver …. Un grand moment de télévision et de Culture.

Jacques Chancel sut également nous captiver avec ses « Radioscopie » et ce durant 2878 émissions. La première émission eut lieu le 5 octobre 1968. Pendant une heure, il parlait et savait faire parler son invité. Une heure de bonheur. Naturellement, parfois on accrochait moins car l’invité nous passionnait moins mais, malgré tout, il y avait toujours quelque chose d’intéressant.

Je vais, peut-être, jouer les vieux « schnocks » mais quand même, à cette époque, il y avait de sacrées bonnes émissions en ce temps-là !

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29 janvier 2012

Ah ! L'anniversaire du Président ...

Je viens d’apprendre qu’hier c’était l’anniversaire de notre cher Président.

Et qu’est ce vont bien pouvoir lui offrir ses deux femmes (Giulia et Carla) au petit Nicolas ?

On sait déjà, par des indiscrétions d’un responsable de la CDU, que la chancelière Angela Merkel participerait à des meetings électoraux du candidat-président ou du président-candidat, comme vous voulez. Pensez-vous que cela soit un super soutien ? Il ne me semble pas que cette dame soit si prisée de l’autre côté du Rhin. Oui, mais … Nicolas, finalement, il se range toujours derrière la position allemande … Il rage, il piétine et il dit Oui.

Et puis, Angela, c’est sûr qu’elle préfère le petit Nicolas au « vilain » François qui aurait tendance de partager des points de vue communs avec le SPD – l’opposition d’Angela. Ah ! ce n’est pas si simple que cela la vie politique. Parfois, il faut savoir choisir même si cela n’est pas de gaîté de cœur … Je ne pense qu’Angela et Nicolas ce soit, malgré les gros bisous, le fol amour ! Enfin, c’est le renvoi d’ascenseur … Ne l’avait-il pas soutenu il y a quelques années !!! En politique internationale, on sait être poli !!!

Bref, cela ne nous fera, très certainement pas, oublier les 2,8 millions de chômeurs (officiels !!!). Un record dans le genre depuis 12 ans !!!

Et ce soir, il va nous jouer son va-tout. Même dans les rangs de sa majorité, on « serre les fesses ».

Devant  6 chaînes (oui 6 … les chaînes pour la jeunesse sont épargnées !), il va oser annoncer :

  • Des mesures fortes sur le logement … qu’a t’il fait durant 5 ans ?
  • Des sanctions dures pour les entreprises de plus de 250 salariés qui n’emploient pas suffisamment d’apprentis : elles licencient alors comment former des jeunes ?
  • Les 35 heures, il en prévoit la fin !!!
  • Une « fiscalité anti-délocalisation » : qui a laissé faire ?
  • Un code pénal spécifique pour les mineurs, avec sanctions dès 12 ans : il est beaucoup plus facile de punir que d’éduquer. Bientôt, un petit gars de 5 ans qui montrera sa zigounette a sa petite copine de 4 ans …. On la lui coupera … Na ! Je plaisante ... mais c'est grave, très grave.
  • Et surtout, la TVA, l’impôt le plus injuste qui soit, sera relevée de 1,6%. Le pouvoir d’achat fait triste mine et bien pour le stimuler …Augmentons les prix.
  • Par contre, la CSG sur les revenus mobiliers serait relevée mais faiblement. Il ne faudrait pas quand même mécontenter ceux qui gagnent du fric sans rien faire !!! Faisons donc payer ceux qui travaillent.

Je ne sais quel cadeau il a reçu pour 57 ans mais voici ce qu’il nous offre …

 

 

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28 janvier 2012

Pauvres gamins …

Je viens de prendre connaissance d’un article de Ramsès Kefi sur Rue89 et je suis scandalisé.

Comment peut-on « jouer » ainsi avec des gamins ? Leur casser leurs rêves ? Et après, on s’étonne de certains comportements ?

Prenons l’exemple d’Ibrahim, 20 ans. Son pays, la Côte d'Ivoire, et son club à Abidjan qu'il a quittés quand un agent lui a proposé un essai dans un club belge. Un essai qui n'aura jamais lieu :

« Le club était au complet. L'agent m'a abandonné en Belgique. »

Il s'est alors installé à Paris, nourri-logé par des amis, pas très loin de chez sa grande sœur. Tous les jours, il s'entraîne à Saint-Denis, avec plein d'autres joueurs africains – majoritairement camerounais et ivoiriens – qui rêvent de trouver un club.

Pour pénétrer dans le stade : un endroit où les barreaux s’écartent.

Les vestiaires : on se change dehors quelque soit le temps. La mairie ferme les yeux sur l’utilisation du stade mais refuse de prêter les vestiaires.

Et pourtant, ils s’entraînent du lundi au vendredi, entre midi et 14 heures. C’est le seul créneau possible.

Ils sont prêts à tout pour jouer au foot. Certains ont la chance d’être remarqués comme Stéphane N’Guema qui joue à la Can avec le Gabon. Mais, ce sont les exceptions.

 Ecoutons Jean-Claude Mbvoumin, ancien international camerounais, qui a fondé l'association « Footsolidaire » à Paris, pour venir en aide aux footballeurs africains en galère en France. Il a souvent entendu parler des rassemblements de Saint-Denis.

« La majorité d'entre eux ne seront jamais footballeurs professionnels. Même s'ils le pensent, ils n'ont pas le niveau. Ces jeunes vivent dans une grande solitude, complètement démunis. »

Quand il évoque l'exode des joueurs africains sur le Vieux Continent, il parle de fléau. Et s'il ne dédouane pas les agents véreux, il estime aussi que les responsabilités sont partagées :

« Les instances du football international s'en fichent. Il faut qu'elles sensibilisent et obligent les fédérations africaines à mettre en place de vraies structures pour les jeunes, en Afrique, pour les former et surtout les préparer à une reconversion au cas où ils ne perceraient pas dans le foot. »

Peu importe qui est à l’origine du problème. Mais, comment peut-on traiter avec autant de légèreté des jeunes en leur faisant miroiter …. des alouettes.

Ecoutons encore Alexis. Plusieurs fois, on lui a fait de fausses promesses. Il y a quelques années, il est parti en Hongrie, on lui avait parlé d'un contrat pro.

Une fois sur place, Alexis se rend compte que le club joue à un niveau « extrêmement faible en amateur ». Tandis qu'il refuse de s'engager, l'agent lui réclame quand même une commission. Alexis se sauve. Bis repetita en Turquie, où il débarque pour effectuer des essais :

« L'agent m'a dit que l'hôtel était payé, que tout était réglé. En Turquie, c'était le vrai bordel. Ce n'était même pas à Istanbul comme prévu. Les essais tardaient. Je savais que c'était du pipeau, qu'il n'y avait rien.L'agent faisait du business là-bas, il voulait juste montrer à des clubs qu'il était capable de ramener des joueurs. On a servi d'appâts. »

Ce n’est pas le premier article que l’on puisse lire sur ce sujet … malheureusement. Quand est ce que les diverses fédérations vont se pencher sur ce grave problème, assimilable à du trafic d’hommes.

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27 janvier 2012

N’oublions pas …

Cette journée est la « Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité » en Europe.

Cette journée a été adoptée par les ministres au Conseil de l’Europe, le 18 octobre 2002.

Certains pays avaient déjà anticipé, c’est le cas de :

L’Allemagne avec « Gedenktag für die Opfer des Nationalsozialismus »[] (Journée de commémoration des victimes du national-socialisme).

L’Italie qui depuis2000, ala « Giorno della Memoria » (Jour de la Mémoire) en mémoire des victimes du nazisme et du fascisme.

La Pologne, de son côté, commémore la « Dzień Pamięci Ofiar Nazizmu » (Journée de la mémoire des victimes du nazisme).

Le Royaume-Uni, depuis 2001, en souvenir de l’anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz par l’Union des républiques socialistes soviétiques en1945, ainstitué le « Holocaust Memorial Day » (Journée de la mémoire de l’Holocauste)

Les Nations Unies, par la Résolution 60/7 du 1er novembre2005, a décrété cette journée : « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste »

La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, pour cette journée de la mémoire.

A la vue de beaucoup d’événements qui ont secoué le monde depuis ces horribles faits, il me semble important que l’on puisse rappeler à tous, jeunes et vieux, ce que fut l’holocauste et ces crimes contre l’humanité.

Certains, encore aujourd’hui, ont trop tendance à oublier.

Des femmes et des hommes ne s’encombrent pas de scrupules au point de les nier, ces faits. Cela est grave, très grave surtout quand ces mêmes femmes ou hommes sont prêts à vouloir assumer des responsabilités, très importantes, dans leur pays. Ne l’oubliez pas le 22 avril prochain.


« Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli » (Elie Wiesel)

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26 janvier 2012

Et il veut nous faire croire …

Oui, il veut nous faire croire qu’il en a assez, qu’il n’en peut plus … bref que c’est foutu !

Alors, pourquoi monopoliser autant de chaînes ?

On ne le voyait que très rarement et là, voilà que l’on ne voit plus que lui.

Est-ce le chef d’état qui va intervenir sur les télévisions ou le candidat ? Il faudrait savoir quand même !!!

Il y a des barrières à mettre entre les deux « fonctions ».

Primitivement, il devait s’adresser, hier soir, pour annoncer des « mesures fortes et structurelles » en rapport très certainement avec la CRISE. On ne peut guère y trouver à redire c’est quand même lui et, accessoirement ses ministres qui sont aux commandes.

Mais voilà, François Hollande a, quoique l’on dise, fait un « tabac » dimanche dernier. Et ce soir, il doit débattre dans l’émission « Des paroles et des actes » avec Alain Juppé sur France 2. Et il va très certainement dévoiler encore un peu plus son programme.

Alors, il a jugé bon, notre président-candidat, d’attendre un peu … Cela lui permettra et d’un d’attaquer Hollande et de deux de s’affranchir des remarques de ce dernier (remarques qui, nous en sommes assurés, n’auraient pas manqué de « fuser ») en direct et dans une émission qui nous n’en doutons pas sera suivie.

Donc notre cher Président va intervenir Dimanche soir … au diable notre film … nous aurons un dessin animé avec un monsieur qui fait des bonds, qui fait des bonds et qui joue avec notre argent (enfin, le peu qu’il va nous rester)

Il va monopoliser pas moins de 5 chaînes … Si cela n’est pas du matraquage … Bientôt, il passera en boucle sur toutes les chaînes même privées …  c’est ce que nous avons connu dans certains pays !!!

Bref, dimanche soir entre 20 h 10 et 21 h 10 (quelle précision !!!), programme unique sur TF1, France2, i-Télé, BFM TV et LCI avec nos deux grands journalistes - Claire Chazal et Laurent Delahousse et les journalistes économiques François Lenglet et Jean-Marc Sylvestre.

Et bien, dimanche soir, je me dispenserai de regarder ces chaînes là. Je me contenterai des résumés et des réactions.

Cette intervention, sera-t’elle comptabilisée dans les temps de parole de la campagne ? Bien sûr que non … pas plus que tous ses déplacements en Province aux frais du contribuable !!!

Dire que l’UMP nous a fait tout un « pataquès » avec la campagne des primaires socialistes !!!

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25 janvier 2012

Préparez vos mouchoirs …

Si l’on en croit un article d’Arnaud Leparmentier et Vanessa Schneider dans l’édition du Monde d’aujourd’hui, notre cher Président envisage, en privé, un éventuel échec.

Ne serait-ce pas de l’intox ? Vous allez voir, il ne va pas tarder à nous la jouer à la de Gaulle « après moi le chaos ».

« En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude. »

« De toute façon, je suis au bout, ajoute le chef de l'Etat. Dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière. »

S’il est fatigué le pauvre garçon, et bien qu’il arrête tout de suite. Cela n’est pas difficile, il ne se représente pas. Il est fatigué, il arrête et il part par la grande porte.

Qu’il ne s’inquiète pas, il se trouvera bien un (ou plusieurs) de ses « amis » prêts à se lancer.

Oui, mais que fera-t-il, s’il ne fait plus de politique ? Que sait-il faire d’autre ? Il n’a fait que cela depuis … : conseiller municipal, maire, conseiller général, président de conseil général, ministre et enfin Président de la République.

C’est vrai que cela le changerait. Imaginez-le allant au bureau et, le soir, en sortant, aller acheter sa baguette et les couches pour la petite.

Il a des charges familiales, notre cher Président !

Son ami Brice veut le convaincre de reprendre l’UMP, en cas de défaite. Mais, il ne veut pas.  « Vous voulez que j'anime des sections UMP ? Je ne mérite pas ça. Je préfère encore le Carmel, au Carmel au moins, il y a de l'espérance ! » a-t-il lancé à un autre. Personnellement, je ne le vois pas du tout au Carmel mais qui sait ?

Que ce soit en 2012 ou au pire en 2017 qu’il arrête la politique. Il sera un jeune retraité :  57 ou 62 ans. Alors que faire ?

Beaucoup d’ex (pas de Carla, non de dirigeants politiques) se mettent à donner des conférences internationales. Oui, mais notre Nicolas, il parle mal l’anglais !!!

D’autres se reconvertissent comme conseillers dans des grands groupes … Oui, mais vous avez vu comment il a conduit les affaires de la France !!!

Mais comme il a dit, lors du G20 de novembre : « Moi aussi, dans le futur, je voudrais gagner de l’argent »

« Je suis avocat, j'ai toujours eu un cabinet et je suis passionné de tas de choses, explique aujourd'hui le président à son entourage. En tout cas, je changerai de vie complètement, vous n'entendrez plus parler de moi !"

« Je peux voyager, prendre des responsabilités, commencer mes semaines le mardi et les finir le jeudi soir ! Franchement, ça ne me fait pas peur", dit-il. "Il imagine sa vie d'après la politique comme plus agréable. Pas plus intéressante, mais plus agréable", résume M. Hortefeux.

Allez bonne retraite ou plutôt bonne reconversion, monsieur le Président !!!

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24 janvier 2012

Où sont nos techniciens ?

En ce vingt et unième siècle, il y a quelque chose qui me chagrine fortement. Le compagnon, le technicien ou l’ingénieur sont peu voire pas considérés.

On ne vous parle plus des « grandes écoles » techniques.

Ma fille ou mon fils suit une filière professionnelle ou technique … Oh ! Mon dieu, pauvre petit(e) … mais que va-t-elle (il) devenir ?

Il ne fait pas une école de commerce ou de gestion ! Vous savez ce genre d’établissement où l’on vous enseigne que 2+3 ne fait pas 5 mais doit faire 6 et quand il a fait 6 une année, il devra faire 7 l’année suivante.

Aujourd’hui, cela est presque devenu, en France, une honte que d’être technicien, à quelque niveau que ce soit.

Aux Etats-Unis (notre référence), il n’est pas honteux de faire sa carrière en tant que technicien. En France, vous devez être un manager. Oui, vous devez faire en sorte que la marge – ah ! la divine marge – augmente.

Alors, on délocalise, même nos bureaux d’études. Mais un jour, on  s’apercevra enfin que nous avons besoin de techniciens qui conçoivent de nouveaux produits. Malheureusement, ce jour-là, on les cherchera en vain nos femmes et nos hommes capables d’assurer un tel « job ».

Actuellement, même nos grandes écoles (Polytechnique, Arts et Métiers, Centrale, Mines …) se préoccupent plus d’apprendre la gestion plutôt qu’un véritable  métier d’ingénieur.

C’est quoi un ingénieur ?

J’ai trouvé cette définition : « Le terme d’ « ingénieur » recouvre deux notions distinctes, bien que souvent complémentaires. Un ingénieur, c’est d’abord un professionnel chargé de résoudre des problèmes de nature technique en s'appuyant sur des compétences avant tout scientifiques, mais également économiques et humaines »

Vous avez bien lu : compétences scientifiques d’abord puis économiques et humaines. Or, aujourd’hui, c’est l’inverse et c’est cela qui est grave.

Ce ne sont pas nos économistes qui vont donner du travail à nos industries. On peut avoir les meilleurs gestionnaires du monde, les meilleurs commerciaux … Que feront-ils si l’on ne sait inventer, concevoir, fabriquer de nouveaux produits répondant aux aspirations et aux besoins des gens.

Revenons à des fondamentaux et notre économie se portera certainement mieux. Certains pays l’ont compris depuis longtemps et voyez … ils ne perdent pas leur triple A, eux !

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23 janvier 2012

« Le changement c’est maintenant »

Telle est la « devise » de François Hollande.

 Hier, il a tenu son grand meeting. J’en ai suivi une grande partie en direct et je pense que l’on peut le dire, oui on peut le dire, ce fut un grand moment.

Son adversaire … non ce n’est pas exclusivement qui vous savez … d’ailleurs, il a bien évité de prononcer son nom … c’est le monde de la finance. Vous savez toutes ces banques, ces sociétés d’investissement, ces agences de notation. Enfin, tous ces « prétextes » qui veulent nous faire croire que la rigueur est inévitable. La rigueur pour les plus démunis … bien évidemment.

Par contre, pour François Hollande, le grand mot de sa campagne est EGALITE.

Et sur ce point je suis entièrement d’accord avec lui et espère que ce ne sont pas que des mots. Chaque réforme doit être menée en respectant AU MAXIMUM : l’EGALITE.

Depuis cinq ans, où sont passés l’EGALITE et la SOLIDARITE.

Il veut défendre l’Europe et a affirmé haut et fort qu’il était EUROPEEN et qu’il faut tendre vers une Europe de solidarité.

Une de ses priorités : la ré-industrialisation de la France : Les entreprises qui ont délocalisé devront rembourser les aides précédemment reçues.

Il a également réaffirmé son soutien aux PME.

Certains diront qu’il a fait beaucoup de promesses. Oui, il a promis. Mais pour beaucoup ce sont plus des promesses sur la façon d’agir et sur les mentalités. Et, c’est cela qui est important.

Ne nous leurrons pas. Il n’a pas de baguette magique, en ces temps de crise. Mais faire en sorte que nous connaissions plus d’égalité et de solidarité … n’est pas forcément synonyme de plus de dépenses publiques. Il suffit de mieux redistribuer.

Il a beaucoup parlé de la jeunesse en affirmant que c’est la chance d’un pays.

Il a évoqué un sujet qui me tient beaucoup à cœur (je l’ai d’ailleurs évoqué et proposé à ma hiérarchie à mon travail) : que les « séniors » puissent former et transmettre leur « savoir » aux jeunes. 

En conclusion, je lui laisserai la parole :

« Présider la République, c'est refuser que tout procède d'un seul homme, d'un seul raisonnement, d'un seul parti qui risque de devenir un clan. Présider la République, c'est accepter de partager le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions, (...) c'est ne pas nommer le président ou les présidents des chaînes et des radios du service public, (...) c'est garantir l'indépendance de la justice en écartant toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté de la presse, en protégeant ses sources d'information. Présider la République, c'est être impitoyable à l'égard de la corruption."

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22 janvier 2012

Louise Michel …

En janvier 1887, elle se prononce contre la peine de mort, en réaction à la peine capitale à laquelle vient d'être condamné son ami Duval. Le 22 janvier 1888, après avoir prononcé dans l'après-midi un discours au théâtre de la Gaîté du Havre, elle est attaquée dans la soirée à la salle de l'Élysée par le « chouan » Pierre Lucas qui lui tire deux coups de pistolet ; blessée à la tête, elle refuse de porter plainte contre son agresseur.

Je profite donc de cet « anniversaire » pour rendre un bref hommage à cette grande dame que fut Louise Michel, alias « Enjolras ». Elle est née le 29 mai 1830 et décédera le 9 janvier 1905. Cette militante anarchiste fut une grande figure de la Commune de Paris.

Elle fut rapidement préoccupée par l’éducation et enseignera quelques années avant de se rendre à Paris où elle développera une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante

A Paris, elle enseignera dans la pension de Madame Voillier et ouvrira même une école et un cours. Elle se montre favorable à des idées très nouvelles comme des écoles professionnelles et des orphelinats laïcs.

Elle aurait rencontré Victor Hugo et aurait entretenu une correspondance de 1850 à 1879.

Durant la guerre de 1870, elle crée une cantine pour ses élèves et elle rencontre Georges Clémenceau, alors maire de Montmartre.

Elle est prête à se rendre, même seule, à Versailles pour tuer Thiers. Le projet avortera.

Elle participera très activement à la Commune de Paris.

Victor Hugo lui dédie son poème Viro Major. Elle sera mise en détention à l’abbaye d’Auberive durant 20 mois, entre 1871 et 1873 et sera condamnée à la déportation en Nouvelle Calédonie où elle cherchera à instruire les autochtones kanaks. Elle reprendra son métier d’enseignante à Nouméa.

Le Tigre Clemenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.

Elle revient en France, le 9 novembre 1880 et publie son ouvrage La Misère sous forme de feuilleton.

En 1883, elle mène aux Invalides, avec Émile Pouget, une manifestation au nom des « sans-travail » qui dégénère rapidement en pillages de trois boulangeries et en affrontement avec les forces de l’ordre. Louise, qui se rend aux autorités quelques semaines plus tard, est condamnée en juin à six ans de prison assortis de dix années de surveillance de haute-police, pour « excitation au pillage ». En janvier 1886, le président de la République, Jules Grévy, la gracie.

Elle sera de nouveau emprisonnée pour quatre mois à cause d'un discours prononcé en faveur des mineurs de Decazeville. Refusant de faire appel, elle est finalement relâchée en novembre suite à une remise de peine.

En avril 1890, Louise Michel est arrêtée à la suite d'un discours qu'elle a prononcé à Saint-Étienne et de sa participation à un meeting qui entraîna de violentes manifestations à Vienne. Un mois plus tard, elle refuse sa mise en liberté provisoire, car ses co-inculpés restent en prison. Elle finit par tout casser dans sa cellule, un médecin demande alors son internement comme « folle ». Le gouvernement, qui craint des histoires, s'y oppose. Elle a alors 60 ans. Finalement, elle est libérée et quitte Vienne pour Paris le 4 juin. En juillet, Louise se réfugie à Londres où elle gère une école libertaire pendant quelques années. À son retour le 13 novembre 1895, elle est accueillie par une manifestation de sympathie à la gare Saint-Lazare.

Elle fondera le journal « Le Libertaire ». Elle sera encore plusieurs fois arrêtée, emprisonnée et condamnée.

Elle fréquenta les loges maçonniques et quand on lui demanda pourquoi elle ne s’y était jamais présentée, elle répondit : « Il y a longtemps que j'aurais été des vôtres si j'eusse connu l'existence de loges mixtes, mais je croyais que, pour entrer dans un milieu maçonnique, il fallait être un homme. »

Elle repose au cimetière de Levallois-Perret et sa tombe est toujours fleurie.

Son nom se retrouve très souvent au fronton des écoles maternelles et élémentaires, lycées et collèges des communes de France.
Le 24 septembre 1937, une station du métro parisien située à Levallois-Perret lui est dédiée.
Le 28 février 2004, sa qualité d'illustre montmartroise fait que son nom est donné au grand square Willette, situé au pied du Sacré-Cœur ; le square est débaptisé après une délibération du Conseil de Paris qui souhaite sanctionner l'engagement antisémite du dessinateur.

Un prix français Louise Michel est décerné par le Centre d’études politiques et de sociétés de Paris et récompense une personnalité pour « les vertus de dialogue, de démocratie, de développement et de paix ». Récemment, son attribution à des dirigeants tels que le Tunisien Ben Ali ou l'Égyptien Hosni Moubarak a suscité plusieurs critiques. Je ne pense pas que Louise Michel aurait spécialement apprécié !!!

La promotion 1984 de l'ENA porte son nom .

Le groupe Louise Attaque tire son nom de ….. Louise Michel

Michèle Bernard lui rend hommage dans un chanson intitulée « Au cimetière de Levallois » :

"Au cimetière de Levallois
Drôle de belle au bois
Tu dors depuis cent ans, c’est fou
Comme le temps creuse son trou!

Au cimetière de Levallois
Carré vingt, te voilà
Un monument te fait de l’ombre
C’est pour fêter les hécatombes
Du chemin des Dames aux djebels
La mort entasse sa gabelle
En cent ans, que d’idées nouvelles
Le massacre à l’industrielle
Une race part en fumée
Et le Livre Rouge est fermé"

P.S : ce billet a été écrit grâce à Wikipédia

 

 

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