Je viens de prendre connaissance d’un article de Céline Boff du journal 20 Minutes.

Voilà un article, qui me semble t’il, pose des questions très intéressantes et fort pertinentes surtout en cette période où l’on peut espérer le changement.

On parle d’égalité professionnelle et dès que l’on prononce ces deux mots, on pense tout de suite aux femmes. C’est vrai, c’est indéniable, il y a des réformes urgentes à mettre en place. Mais, il ne faudrait pas que nous arrivions à l’inverse.

Notre société a déjà évolué et évoluera, sans aucun doute. Qui dit égalité hommes-femmes au travail, dit égalité dans la vie privée, dans les tâches ménagères, dans l’éducation des enfants.

Et oui, les papas veulent de plus en plus s’occuper de leurs enfants.

Ils veulent les voir grandir et pas seulement venir leur faire un bisou rapide à 20 h 30.

L’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) vient de demander aux hommes : comment ils vivaient les dernières évolutions et surtout, les normes très masculines associées au monde du travail ?

Résultat : ce n’est pas facile pour eux non plus.

«  Les hommes sont également prisonniers de stéréotypes », affirme Brigitte Grésy, coauteur du rapport.

Un homme doit être gagnant et ne pas montrer ses failles. Tels étaient les stéréotypes. Mais, ces derniers évoluent.

Malheureusement en France, lorsque l’on est homme et cadre, quitter le travail avant 19 h ou prendre un congé paternité est trop souvent assimilé à un manque d’ambition ou d’implication.

Regardons un peu autour de nous et nous verrons que nous sommes en retard par rapport à nos voisins.

En Allemagne, rester tard au boulot n’est pas considéré comme être « super consciencieux », bien au contraire c’est une preuve de désorganisation. Et c’est vrai, soit l’employé n’est pas performant soit c’est son chef qui ne sait pas apprécier les charges. Il peut y avoir un « coup de chauffe » mais tous les jours c’est manifestement un travail mal organisé.

En Norvège, un homme – même un ministre - doit poser son congé paternité sinon il est considéré comme étant un mauvais citoyen.

D’autre part, il faudrait que ces dames acceptent que les messieurs puissent accompagner l’enfant en sortie scolaire ou que monsieur refuse une promotion pour rester près de sa famille. Tout cela n’est pas gagné.

Les grands groupes instaurent des cercles de discussions sur l’égalité. C’est très bien mais, et oui il y a un mais, et il est important : ces groupes sont réservés aux femmes.

De ce fait, les hommes se sentent exclus et nous risquons de passer à côté de points très importants.

L’égalité ne pourra aboutir qu’avec le concours des deux parties.