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Naturellement, les radios et télévisions ont préféré nous « rabattre les oreilles » avec les spectacles de X et la vie privée de notre Président (il a bien le droit de faire ce qu’il veut le soir !).

Bref, l’événement est : La Tunisie est devenue lundi le premier pays du monde arabe à inscrire dans sa constitution l'égalité entre hommes et femmes. 

«Tous les citoyens et les citoyennes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune», dispose l'article 20 du projet de Constitution adopté par 159 voix sur 169 votants.

Certes, il nous reste à savoir ce qu’il en sera dans les faits.

C’est de toutes les façons un sacré grand pas qui vient d’être effectué.

Les islamistes ont accepté au fil des mois de renoncer à inscrire l'islam comme source de droit et à punir les «atteintes au sacré». Ils ont aussi voté dimanche, sous la pression de l'opposition laïque, l'interdiction des «accusations d'apostasie».

A toutes fins utiles : L'apostasie est l'attitude d'une personne, appelée un apostat, qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion.

Certains, comme Human Rights Watch et Amnesty, souhaitent que « citoyens et citoyennes » soient remplacés par « hommes et femmes » qui serait moins réducteur. De même, ils souhaitent aussi que la non-discrimination soit élargie aux raisons de «race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre».

La Constituante a aussi approuvé lundi l'article stipulant que «les libertés d'opinion, de pensée, d'expression, d'informations sont garanties».

La peine de mort n’est pas encore abolie.

Bref, la classe politique s'est engagée à adopter la Loi fondamentale avant le 14 janvier, 3e anniversaire de la révolution qui marqua le début du Printemps arabe.

Espérons que premier pas sera suivi de beaucoup d’autres tant en Tunisie que dans les autres pays arabes.