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Post'it du Jour

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4 décembre 2010

Le 4 décembre 1960, naissait Hara-kiri

Le 4  décembre 1960, naissait un nouveau magazine dont le sous-titre fut rapidement adopté : « Hara-kiri, journal bête et méchant ».

Il est le fruit de la collaboration, entre autres, de François Cavanna et du célèbre Professeur Choron.

C’est un journal satirique, cynique et même parfois grivois.

Jean-Christophe Averty (le réalisateur de l’émission « Les raisins verts »), l’homme qui passait les enfants à la moulinette, apportera un soutien télévisé discret.

Un slogan publicitaire célèbre à propos de ce magazine en montre l’état d’esprit : « Si vous ne pouvez pas l’acheter, volez-le »

Il sera tout d’abord vendu par colportage sur les trottoirs mais trouvera vite sa place dans les kiosques.

Hara-kiri sera interdit deux fois en 1961 et en 1966.

En 1969, une version hebdo verra le jour en complément de la version mensuelle. Cette nouvelle mouture sera vendue 1 franc et  le premier numéro verra la naissance du petit bonhomme de Wolinski qui s’esclaffera en citant divers sujets comme « les pendus de Bagdad »

En novembre 1970, la couverture de l’hebdo fait sensation : « Bal tragique à Colombey :  1 mort ». Cela fait suite à la mort du général de Gaulle. Le journal sera interdit.

Il sera relancé sous le nom de Charlie Hebdo.

Siné arrivera au journal qui disparaîtra en 1982 pour cause d’irrégularités de ventes.

Il reparaîtra en 1992, sous la direction de Philippe Val (devenu depuis directeur à France Inter !!!)

Georges Bernier (le professeur Choron) tentera sa propre aventure avec un Hara-Kiri hebdomadaire en 1993.

En mars 2000, André Bercoff relance la machine qui s’arrêtera, sans plus d’explications, au bout de 4 numéros.

En 2002, des batailles juridiques opposeront François Cavanna et le Professeur Choron au sujet de la paternité des différents titres.

Quoiqu’il en soit, Hara-kiri aura le mérite de marquer ces dernières décennies.

« Il ne faut pas rincer la coupe de l’amitié dans la cuvette des WC » Professeur Choron

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3 décembre 2010

Sacré Léon

Oh, vous ne le connaissez pas Léon … Il nous a quittés, cela fait près de 30 ans.

Avec Léon, nous avions 63 ans d’écart  … jour pour jour. Et, aujourd’hui c’est notre anniversaire.

Léon, il a été compagnon de France. Il était d’ailleurs tout fier de nous montrer sa canne (du bel ouvrage, d’ailleurs). Il a ainsi appris le métier de sabotier. Malheureusement, les débouchés   commencèrent  à baisser singulièrement et finalement, il entra dans la gendarmerie et exerça dans les colonies.

Il épousa Marguerite et n’eurent malheureusement pas d’enfant. Marguerite était la fille d’un franc maçon important au sein de la loge. Nous avons souvent tenté d’évoquer les rapports de Léon avec cette « société » mais ce fut peine perdue. Nous avons seulement pu « leur arracher » que pour leur mariage une cérémonie eut lieu au sein de la loge.

Léon et Marguerite, je les ai connus quand je m’occupais avec mon père de la mutuelle, comme on disait.

En deux mots, la mutuelle départementale était en réalité une union de mutuelles locales. Ces mutuelles locales avaient de bien jolis noms. Dans ma ville, elle se dénommait « La Bienfaisance ». Leur rôle se  limitait à encaisser les cotisations, à effectuer les adhésions et, parfois, les radiations ou mutations et de collecter les feuilles de soins (pour les agriculteurs, les artisans et les commerçants) et les décomptes de sécurité sociale. Mon père était trésorier de la dite « Bienfaisance » et à se titre effectuait quasi bénévolement  (une « petite, petite prime » lui était octroyée en fin d’année).

Ma mère l’aidait et, quand j’étais dispo, je mettais la main à la pâte.

« La Bienfaisance », de mémoire, devait comporter aux environs d’un millier d’adhérents.

Léon était Président d’Honneur de « La Bienfaisance » mais il siégeait toujours en tant qu’administrateur à l’Union Départementale (il ne prit sa retraite qu’à un âge que l’on peut qualifier de très avancé). C’est un peu  grâce à Léon que je devins également administrateur de ladite union. Je devins même l’un des plus jeunes administrateurs de France … si jeune que je n’avais pas encore atteint la majorité … ce fut l’objet d’un débat que j’ai évoqué dans un billet précédent.

Revenons à Léon.

Compte-tenu du nombre d’adhérents, l’union décida de tenir, deux ou trois samedis (matin) par mois, une permanence  dans une salle de la mairie. L’union possédait bien un camion-guichet  mais ce dernier se révéla vite trop exigu.

Léon habitait le bas de la ville et il se déplaçait difficilement. Il demandait rarement quelque chose. Mais là, il fit requête : que l’on vienne le chercher et qu’on le ramène. Et, il s’asseyait dans un coin de la salle. Il était heureux, Léon. Il voyait Pierre, Paul, Jean … et ainsi, il pouvait discuter un moment

Aux environs de midi, Marguerite venait nous rejoindre avec son caddy qu’elle avait rempli au marché.

La permanence terminée, aux environs de treize heures, nous ramenions notre petit couple chez eux. Et là, pas question d’échapper  au rituel de l’apéritif … et il ne fallait pas partir boiteux. Léon avait gardé l’esprit militaire : déjeuner à midi. Mais les samedis de permanence, au diable le règlement.

Voilà, vous en savez un peu plus sur Léon pour qui le mot SOLIDARITE était sûrement l’un des mots les plus importants de notre langue.

2 décembre 2010

Mais que mange t'on ?

Vous avez sûrement eu connaissance de cette étude: 128 résidus chimiques dans le menu d'un enfant de dix ans et cela sur une journée.

C'est ce que nous a révélé, hier, l'association Générations futures en partenariat avec WWF France et le Réseau environnement santé.

L'association a fait ses courses dans une grande surface pour trois repas et deux goûters. Et, après analyse par quatre laboratoires indépendants, il s'avère que l'on trouve : pesticides, PCB, dioxines, métaux lourds ...

De plus, la composition des repas suivaient les recommandations du programme national "Nutrition santé"

Le petit-déjeuner contient à lui seul oas moins de 24 composants cancérigènes et 19 perturbateurs endocriniens.

Le déjeuner présente 33 cancérigènes ou perturbateurs endocriniens tandis que le dîner en aligne 37.

La fameuse pomme brésilienne de 10 heures apporte son lot de pesticide : pas moins de six dont un banni en Espagne et le quatre-heures (un smoothie fraise-framboise) : cinq fongicides dont un interdit en France.

Tranquillisez-vous : la limite légale n'est pas dépassée, hormis pour quelques produits interdits en France. Mais pour les pouvoirs publics : pas d'inquiétude.

Dans l'absolu, la situation n'est peut-être pas dramatique mais ne pensez-vous pas qu'il est grand temps de réagir et de prendre des mesures.

Tous ces soit-disant conservateurs ...

Ces chaînes froides qui nécessitent de réchauffer des récipients en plastique ....

Ne pensez vous pas qu'il est grand temps de revenir à une cuisine un peu plus traditionnelle avec des produits sains.

D'un côté, on fait la chasse aux microbes avec des cuisines super aseptisées et de l'autre on n'oublie de se pencher sur la composition des aliments et des contenants ainsi que des réactions chimiques de ce joli cocktail quand tout ce petit monde se retrouve dans les fours .....

Prenons vite des mesures ... protégeons nos enfants ....

1 décembre 2010

Le froid arrive

J’aurais même dû dire : il est là.

Et, tous les désagréments qui vont avec, ne nous épargneront pas.

Les transports vont  être perturbés.

En France, quelques petits centimètres de neige et voilà tout le trafic S.N.C.F sur les « rotules ». On n’a vraiment pas de chance : les feuilles mortes en automne, la neige en hiver … vous allez voir… les rails vont trop se dilater cet été ! 

Je plaisante mais la S.N.C.F, elle est vachement bien. Ce matin, il faisait froid et bien nous n’ avons eu droit qu’à un demi train comme cela on pouvait se tenir chaud.

Sur les routes, cela va être guère mieux. Très prochainement, toutes nos petites têtes blondes des campagnes vont rester au chaud … les ramassages seront suspendus. Et de plus, vous savez qu’ils viennent d’avoir une idée géniale. Certains nous disent que c’est pour protéger l’environnement mais je pense surtout que c’est encore une économie. Ils ne vont saler qu’une seule voie sur les autoroutes …. Youpi !!! Oh, les beaux embouteillages en perspective et imaginez la situation : un poids lourd tombe en panne …. Que font les centaines de véhicules derrière lui ?

Il y a un dernier problème que je voudrais évoquer. En réalité, ce sont deux problèmes.

Le sort des SDF qui ne trouveront pas d’hébergement d’accueil. Problème récurant d’année en année. On s’offusque. On dit : on va améliorer cela … « On » ce sont les politiques naturellement.

Mais, il y a également des familles (on en parle pas) mais qui ne pourront pas chauffer leur logement pour faute de revenus suffisants. … ne les oublions pas …

Ah, l’hiver avec son joli manteau blanc !!! C’est beau …. Oui, dans les livres, au cinéma ou aux sports d’hiver pour ceux qui peuvent !!!!

30 novembre 2010

Les soldats allemands en Alsace !!!

Il aura fallu attendre 65 ans, diront certains. Alors que d’autres soupireront : les voilà de retour.

Ils sont installés dans  une caserne d’Illkirch-Graffenstaden et le plus légalement du monde. En effet, le 291° bataillon de chasseurs allemands a ses quartiers dans la banlieue strasbourgeoise. Ils seront, en permanence, 645 d’ici 2012. Actuellement, ils sont un peu plus de la moitié.

Ils ne sont pas seuls dans cette caserne. Ils la partagent avec la deuxième brigade blindée française (ancienne division Leclerc)

C’est vrai que cela peut rappeler des vieux souvenirs peu agréables à quelques anciens.

Mais, 65 ans après, il est peut être temps de passer l’éponge…. Non.

On ne va pas garder nos vieilles rancœurs 107 ans Surtout que pour beaucoup, ce ne sont même pas des souvenirs

Si l’on en juge par le reportage de Thierry Jacolet, de Liberté, et paru dans Rue89,. la cohabitation se passe bien. Ils se retrouvent à l’heure du repas à la cafétéria Mais, il y a quand même, un mais … c’est la langue. A mon avis, ils (les généraux) auraient dû étudier la solution du « bataillon mixte ».tant du côté français qu’allemand.

Bon, en attendant, les allemands vont suivre des cours intensifs de français. Les français pourraient suivre des cours d’allemand …

De son côté, la commune propose des logements pour les cadres … L’armée, c’est l’armée … Les cadres en ville et les hommes du rang à la caserne … Et c’est pareil des deux côtés du Rhin !!!

Un jeune sergent allemand envisage même d’intégrer l’équipe de rugby.

Par contre, tout n’est quand même pas rose … surtout quand vous entendez la réflexion de ce jeune pompier de 25 ans :

« J'ai trouvé assez choquant qu'ils commémorent le 11 Novembre aux côtés des Français, à Illkirch. Je pense que ce serait mieux s'ils étaient installés ailleurs qu'en Alsace. »

J’espère qu’il ne va pas faire son ravitaillement en Allemagne … ce jeune homme. Je n’en suis pas persuadé.

Par contre, je préfère, cent fois, la réaction de cette octogénaire :

« Ce n'est pas trop mal qu'ils soient là. On est voisins après tout. Mes frères sont morts en 1939-1945 et repenser aux mauvais souvenirs ne les fera pas revenir. Je regarde devant moi. »

Je crois même que je vais lui laisser le mot de la fin …

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29 novembre 2010

Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien

Depuis 1977; l'Assemblée générale de L'ONU a demandé que le 29 novembre soit la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

N'oublions pas c'est le 29 novembre 1947 que cette même institution avait adopté la résolution sur le partage de la Palestine (Résolution 181). Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'URSS négocient les plans de partage de la Palestine qui déboucheront sur la création de :

  • un Etat arabe de 12.000 Km² qui comprend 735.000 habitants, dont 10.000 juifs
  • un Etat juif de 14.200 Km² avec 905000 habitants dont, 507.000 arabes
  • une zone internationale à Jérusalem de 205.000 habitants, dont 100.000 juifs

La population palestinienne n'a jamais été consultée et son autodétermination n'a pas été respectée, contrairement aux principes de la charte des Nations-Unies - chapitre 12.

Ainsi en ont décidé les grandes puissances.... Voyez, aujourd'hui, tous les problèmes qui en découlent ....

Et en 1977, cette même ONU décide d'une journée : belle hypocrisie !!!!

Depuis 2001, l'Assemblée semble évoluée :

Le 3 décembre 2001, elle a autorisé le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien à continuer à promouvoir l’exercice de ces droits, à apporter à son programme de travail les aménagements qu’il jugerait nécessaires compte tenu de l’évolution de la situation et à mettre l’accent sur la nécessité de mobiliser aide et appui en faveur du peuple palestinien.

Le 3 décembre 2003, l’Assemblée a souligné la nécessité de s’attacher à la vision de la solution de deux États et au principe de la terre contre la paix, et d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité. Elle a également souligné la nécessité d’assurer le retrait d’Israël du territoire palestinien occupé depuis 1967 et d’assurer la réalisation des droits inaliénables du peuple palestinien dont, au premier rang, le droit à l’autodétermination et le droit de créer un État indépendant.

Mais, en 2010, le problème n'est toujours pas résolu .... 63 ans et toujours pas de véritable solution !!!

Que peut faire une telle journée ???

Quand allons nous prendre en considération le peuple palestinien ?

28 novembre 2010

900 accidents par jour

Tel est le triste constat révélé par la deuxième enquête nationale sur les évènements indésirables graves liés aux soins (Eneis), publiée par le ministère du travail et de la santé.

Sur ces 900, 400 seraient « évitables »

La précédente enquête, en 2004, donnait des résultats à peu près équivalents.

Donc chaque année, ce sont entre 275.000 et 395.000 « événements indésirables graves » (EIG dans le jargon) qui sont à déplorer dans nos établissements hospitaliers.

Comme dit Philippe Michel, directeur du Comité de coordination de l’évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine ( je ne peux m’empêcher de donner son nom : CCECQA) et coauteur de l’étude : « Globalement, ça n’est pas brillant »

Toutefois, il se « rattrape » comme il peut : "Mais cela ne doit pas masquer les progrès qui ont été faits, par exemple en anesthésie-réanimation ou contre les infections nosocomiales, c'est-à-dire contractées à l'hôpital".

On peut comprendre qu’il y ait des inévitables. Mais, environ 50% d’évitables !!!

C’est énorme. Surtout quand on sait qu’il y a 20% des évitables qui sont  associés à des médicaments

L’étude, comme en 2004, et ceci est grave car cela prouve que l’étude de 2004 n’aurait pas été suivie de remèdes, pointe sur des « défaillances humaines des professionnels ».

Ooooh  … cela signifierait que notre personnel de la santé serait incompétent.

Non, c’est tout simplement lié à des conditions de travail dégradées. Le Dr Michel note :

  • "une supervision insuffisante des collaborateurs"
  • "une mauvaise organisation"

  • "un déficit de communication entre professionnels"

Alors, Mme Bachelot, Mr Fillon, Mr Sarkozy, nous allons continuer longtemps comme cela ?

Vous allez poursuivre votre politique de réduction irresponsable des effectifs du personnel soignant dans les établissements hospitaliers …

S’il y a des économies à faire, ce n’est pas là … Désolé…

Regardez donc du côté des grands laboratoires pharmaceutiques, par exemple …

Pourquoi continuez-vous à vous obstiner à nous vendre des médicaments sous un conditionnement de 8 quand toutes les prescriptions sont de 12 par exemple.

27 novembre 2010

La crise de l’Euro, de …

On nous en parle, on n’arrête pas de nous en parler.

  • Ce sont les grecs, les portugais, les irlandais, demain les italiens, les français, les allemands … je ne sais.

  • Un jour, Angela et Nicolas se font « la gueule » … le lendemain, ils semblent être d’accord.

  • Un jour, il faut sauver l’Euro … un autre, on a l’impression qu’il faudrait l’abandonner.

  • La bourse monte, descend … un véritable YOYO.

Il faut trouver une solution … Alors, nos politiques se réunissent, se concertent, se déplacent. Tous ces sommets, cela  coûte cher … Ils  ne connaissent pas les téléconférences, les vidéoconférences ou autre « Webex ». Je plaisante. A ce niveau-là et surtout avec les problèmes de traduction, cela ne semble guère possible.

Mais où je ne plaisante plus, c’est sur les méthodes proposées pour résoudre ces crises.

On ne nous parle que de RESTRICTIONS, RIGUEUR, BAISSE DES SALAIRES, BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT,  DIMINUTION DES BUDGETS SOCIAUX, AUGMENTATION DES FRAIS DE SCOLARITE …

On n’évoque jamais des solutions touchant les revenus du capital (voilà que je me mets à parler comme Georges Marchais, maintenant).

Que font les banques, les organismes de crédit …

Et les sociétés industrielles vont-elles voir leurs profits taxés quand ces superbes bénéfices ne serviront qu’à ENGRAISSER LES POCHES DES ADMINISTRATEURS et DES ACTIONNAIRES.

« Travaillez plus pour gagner plus » qu’il nous a dit … vous savez très bien de qui je veux parler. Mais, c’est faux.

Ceux qui gagnent le plus, ce ne sont pas ceux qui travaillent le plus mais ceux qui ont déjà beaucoup d’argent et qui font travailler plus ceux qui vont gagner moins.

Vous croyez que cela va pouvoir durer longtemps ….

Ne pensez vous pas qu’il serait temps qu’une véritable EUROPE soit mise sur pied :

  • Une Europe sociale

  • Une Europe de l’Education

  • Une Europe industrielle

  • Une Europe scientifique

  • Enfin, une EUROPE HUMAINE.

26 novembre 2010

Ah !!! Le Fric ...

Certains sont prêts à tout ... Et pourtant, on ne les considère pas comme des truands.

Je voudrais revenir sur un article paru, hier, dans "direct matin", il est signé Richard Mahapatra et Arnah Pratim Dutta, Down to Earth, New Delhi.

Cela se passe en Inde, dans l'état de l'Andhra Pradesh. Il nous relate les pratiques douteuses de la microfinance. Que font les ruraux et les commerçants quand ils n'ont plus les moyens de rembourser leur crédit ou microcrédit, comme ils les appellent ... ils se suicident ou bien ...

Un exemple, celui de Ega Mounika : Elle est née endettée, a vécu endettée et est morte endettée.

A 20 ans, cette étudiante s'est immolée par le feu (le 25 septembre dernier) et est décédée. Son histoire, elle est malheureusement bien simple :

Son père Laxmi Karayan, tient une boutique de bétel. Il est endetté. Les banques n'ont jamais jugé bon de lui accorder un prêt. Alors un jour, une institution de microfinance a contacté sa mère et lui a proposé un prêt de 162 euros.  Ega a acheté une machine à coudre et s'est mise à coudre et à coudre tout en poursuivant ses études. Mais, pour rembourser des dettes anciennes, la famille a souscrit de nouveaux emprunts - 1.290 euros auprès de quatre institutions de microcrédit.

Ils devaient rembourser, chaque mois, 10.000 roupies alors qu'ils en gagnaient 4.500 (73 euros).

Durant cinq ans, les agents de crédit venaient tous les jours les harceler et, le 25 septembre, ils ont dit à la mère d'Ega qu'elle devait vendre (oui vendre) sa fille à un réseau de prostitution pour pouvoir rembourser. Ce fut la goutte d'eau ... Ega a préféré mourir.

Ce cas n'est pas unique ....  L'Andhrea Pradesh détient le record du nombre de groupes d'entraide - 975.362 pour 11 millions de membres. Or 100.000 d'entre eux n'ont toujours pas de contact avec des banques, ne peuvent donc pas emprunter et donc se retournent vers la microfinance et .................. le nombre de suicides augmentent.

25 novembre 2010

Jupe ou Pantalon

Demain, à l'initiative de "Ni putes ni soumises", il vous est demandé, Mesdames, de laisser vos pantalons aux vestiaires, et de sortir vos jupes.

Avouez-le ... un pantalon peut être bien porté et ne pas être désagréable à la vue ... mais une jupe ... sur de jolies jambes ou qui laisse deviner ... C'est sympa aussi.

Comme dit Souchon :

Elles, très fières,
Sur leurs escabeaux en l'air,
Regard méprisant et laissant le vent tout faire,
Elles, dans l'suave,
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui tourne sur terre,
C'est leurs robes légères.

On en fait beaucoup,
Se pencher, tordre son cou
Pour voir l'infortune,
À quoi nos vies se résument,
Pour voir tout l'orgueil,
Toutes les guerres avec les deuils,
La mort, la beauté,
Les chansons d'été,
Les rêves.

Mais, c'est vrai ... vous avez de plus en plus tendance à délaisser la jupe. Pourquoi ? Le pantalon, cela fait "Mec" donc pouvoir .... Regardez nos chères Ministres - Roselyne, Michèle - vous avez vu leurs gambètes ???

"Ni putes, ni soumises" vous demandent de remettre vos jupes ... Mais pourquoi ?

Pour montrer que vous assumez votre féminité et que vous êtes décidées à résister aux violences faites à l'encontre de votre sexe.

Aujourd'hui, c'est la "Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre les Femmes".

L'origine de cette journée remonte à 1960, lorsqu'en République Dominicaine les sœurs Mirabal furent assassinées parce qu'elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu'est la violence à l'égard des femmes.

  • Aux Etats-Unis, une femme est battue toutes les 15 secondes !!!!
  • En Afrique du Sud, une femme est violée toutes les 23 secondes !!!
  • Et la liste est longue ...

Mais, n'oublions pas non plus les sévices subis par les hommes ...

Mesdames, portez de temps à autre, une jolie jupe ... Vous regardez ...ce  n'est ni un crime, ni un délit...

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