Les rapports secrets sur l’Education …
Maintenant que l’on a connaissance de ces fameux rapports, on commence à comprendre pourquoi Mr Chatel n’était pas prêt à les rendre public.
Je prendrai comme exemple celui traitant des maternelles dont on trouve un large écho dans la presse.
Nos petits bambins, en maternelle, que recherchent-ils ? Je devrais plutôt dire quels sont les buts ?
L’un des premiers est de donner aux petits l'envie de s'exprimer, et le moyen d'accéder à un univers (donc à un vocabulaire) plus vaste et plus riche que celui du cercle affectif qu'ils connaissent déjà. Or, l'école organise trop peu de situations capables d'éveiller la curiosité et l'élaboration progressive du discours. Pire, affirme le rapport : les échanges sont souvent décousus et peu compréhensibles, les erreurs et les approximations des enfants ne sont pas corrigées... et les maîtres usent parfois eux-mêmes de formules incorrectes. Le constat est identique pour le langage « d’évocation ».
« L'enseignant, par sa façon de guider, amène les enfants à ordonner un discours collectif dont lui seul a conscience, chaque enfant étant engagé pour une bribe seulement »
Doit-on jeter la pierre aux enseignants ?
Et bien, le rapport est clair :
- Importance d’une formation pédagogique spécifique pour les maîtres et les inspecteurs.
- Manque de moyens
- Nécessité d'un lien plus fort entre la maternelle et les autres structures d'accueil de la petite enfance.
Car le fond du problème est peut-être là : la première école tend aujourd'hui, petite et moyenne sections comprises, à s'orienter vers l'acquisition et l'évaluation de savoirs et de "postures d'élève"... une structure "préscolaire" souvent inadaptée à son public, et qui tend à pénaliser les enfants les moins favorisés, estime le rapport. Ainsi, les activités de création et d'imagination sont minorées, au profit de manipulations de mots et de chiffres parfois excessivement formalistes.
L’école maternelle doit participer à la prévention et à la mise en place des bases de l’égalité des chances.
Tout un programme qui attend notre nouveau ministre de l’Education nationale !
Pourquoi avoir mis ce rapport aux oubliettes ? Quand on disait que l’on était en train de casser notre Education nationale …..
Madame Lagarde !!!
Soyez précise quand vous dites les grecs doivent payer leurs impôts.
Le raccourci est vraiment un raccourci …
Quand on lit cela, nous avons l’impression que les grecs sont des mauvais citoyens en se soustrayant à l’impôt.
Pourquoi ne dites-vous pas haut et fort que les armateurs et l’église ne paient pas d’impôts ou pas ce qu’ils devraient payer ?
Cela serait plus juste.
Quand on connaît et quand on a vu le patrimoine de l’église et sa force dans ce pays, on ne peut qu’être scandalisé.
Ils possèdent des biens magnifiques, leurs « monastères » pourvus du plus grand confort, ils les louent à des personnes des plus aisées afin que celles-ci puissent « passer des semaines de rêves » et eux engranger des euros et sans payer le moindre impôt. Et de plus, ils touchent les subventions.
Non, Madame Lagarde, ne pointer pas du doigt les grecs …
Si vous devez dénoncer des coupables, alors attaquez-vous aux vrais coupables : les armateurs et l’église. Mais, n’attaquez pas ou ne laissez pas entendre que les grecs sont des fainéants et des profiteurs. Ils font des petits boulots non déclarés, oui mais c’est pour survivre, nourrir leur famille.
C’est trop facile de pointer du doigt une famille qui essaie de survivre quand des armateurs, des religieux qui n’arrêtent pas de nous dire « aimer vous les uns les autres » s’en « foutent plein les fouilles ». Ah : elle est belle l’église qu’elle soit catholique ou orthodoxe : à moi le patrimoine et au diable les pauvres … Non, de temps en temps, ils font une obole … ils ont bonne conscience !!!
Mme Lagarde, je ne contesterai pas vos capacités en matière économique mais regardez la vérité en face et surtout n’attaquez pas le pauvre grec, espagnol ou portugais, ils voudraient bien tous pouvoir payer des impôts ….
Les législatives arrivent à grands pas
Dans trois semaines, nous serons au premier tour. Il va nous falloir choisir. Et nous avons le choix (personnellement, là où j’habite, nous avons 10 postulants !!! 5 femmes et 5 hommes)
Il n’y a pas moins de 6591 prétendants pour 577 sièges à pouvoir. Il va y en avoir des déçus !
Cela représente 11 candidats en moyenne pour un siège. Il faut toutefois noter que la « profession » attire moins, vu qu’en 2007 il y avait 13 candidats par circonscription. 1000 postulants de moins !!!
La 8ème circonscription de Paris où l’on verra s’affronter Charles Beigbeder et Sandrine Mazetier (députée sortante qui avait battu Arno Klarsfeld et fait basculer pour la première fois la circonscription à gauche depuis 1958 … espérons qu’elle renouvellera l’exploit).
On peut également noter que cette année, il n’y a que 40 % candidates contre 41,6 % en 2007. Si le gouvernement a respecté la parité, nous ne pouvons pas dire de même pour les partis … et combien sont-elles en position éligibles ?
Certains partis préfèrent acquitter les sanctions financières que de respecter la parité !!!
Vous avez très certainement remarqué que le Front National sera absent de ces élections. Et oui, nous aurons droit au "Rassemblement bleu marine". Mais, ne nous y trompons pas, ce sont les mêmes !!!
On peut toutefois regretter qu’un accord n’existe pas sur des candidatures uniques des partis de gauche dans les quelques dizaines de circonscriptions où il y a un risque d’élimination de la gauche. Il ne faudrait pas qu’au soir du deuxième tour il manque un ou deux sièges à la gauche pour avoir la majorité … cela serait grave … En politique, comme ailleurs et surtout en politique, il faut parfois savoir faire des concessions.
Pour certains ministres ou « têtes d’affiche » de gauche, la tâche ne sera pas toujours des plus aisées, surtout après le nouveau découpage qui n’a pas été fait (on s’en doute) à leur avantage.
Remarquez à droite, certains ont également quelques soucis également : Copé, Bertrand et Wauquiez …
Bref que ce nombre important ne nous empêche de nous retrouver nombreux derrière les candidates et les candidats de gauche afin de permettre à notre nouveau Président de mettre en œuvre le changement.
Arrêtez Mr Sarkozy …
Quand j’entends votre discours, j’ai peur. Oui, cela me rappelle une époque que je n’ai pas connue mais que je connais quand même.
Oui, une certaine France, celle d’un maréchal. Celle qui n’arrêtait pas de vanter la famille et la patrie.
Une France, proche de celle d’une certaine Marine.
Arrêtez avec vos références à nos racines chrétiennes. La France est une République, laïque. Ne l’oubliez pas.
En 1905, nous avons promulgué une loi instituant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Arrêtez de donner des leçons de morale quand, de votre côté, vous n’avez de cesse de « monter » les français les uns contre les autres suivant leur origine, leur religion, le fait qu’ils aient du travail ou pas, qu’ils appartiennent au secteur public ou privé …
Les chômeurs seraient des mauvais concitoyens ? Ils mériteraient donc leur sort !!!
Arrêtez de vouloir nous faire croire que le chômage serait la faute des immigrés … Et toutes ces grandes entreprises qui ne cessent de délocaliser, de licencier pour augmenter les marges de leurs gros actionnaires …
Trouvez-vous normal qu’un PDG puisse s’augmenter de 25 % et n’octroyer généreusement que 2,5 % ou 3 % à ses employés ?
Mais qu’avez-vous fait dans le domaine social, dans le domaine de la santé, dans le domaine de l’éducation, dans le domaine culturel durant vos cinq ans au pouvoir ?
Ah ! Nous avons connu le Fouquet’s, la rolex, le yacht, le divorce, Carla, la naissance !!! Mais, cela nous est parfaitement égal.
Les français veulent du travail et un vrai travail comme si savez si bien le dire.
En lisant divers articles ou réactions à votre show au Trocadéro, j’ai relevé cette remarque d’un internaute : vous arrivez à faire entrer 200.000 personnes sur22.000 m2. Cela ne vous semble pas, un peu, beaucoup exagéré !
Je terminerai par cette citation d’un anonyme, parue sur un mur de Paris en 1994 :
“Nous sommes tous des immigrés, il n'y a que le lieu de naissance qui change. »
1er Mai 1993 …
Souvenez-vous, une bien triste journée.
Un grand homme nous quittait : je veux parler de Pierre Bérégovoy.
Il fut, rappelons le :
- Secrétaire général de l’Elysée du 21 mai 1981 à Juin 1982
- Ministre des Affaires sociales de Juin 1982 à Juillet 1984
- Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Juillet 1984 à Mars 1986
- Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Mai 1988 à Mai 1991
- Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur de Mai 1991 à Avril 1992
- Premier ministre d’Avril 1992 à Mars 1993
Quel parcours pour ce fils d’immigré !
Sa mort sera toujours entourée d’un certain mystère.
Que penserait-il, aujourd’hui, lui qui débuta sa carrière comme fraiseur à l’âge de 16 ans et qui a toujours défendu la classe ouvrière, s’il entendait parler de la fête du vrai travail ?
Lui qui, à 24 ans, avait en charge les relations avec les syndicats au cabinet de Christian Pineau, ministre des Travaux publics et des Transports, dans le gouvernement Queuille.
Quelle carrière !!!
Il est né en 1925. En 1950, il entre à GDF comme agent technico-commercial et terminera, en 1978, sa carrière comme directeur-adjoint de GDF.
Je pense que nous pouvons avoir une pensée pour lui en ce 1er Mai que certains tentent de détourner à des fins personnelles !!!
Vivement dimanche prochain …
Oh oui, il est temps que cette campagne s’arrête sinon nous allons tomber bien bas, bien bas.
Revoilà, « l’affaire DSK » qui ressort. Ce dernier nous dit qu’il n’a accordé aucune interview. Alors ? Qui lance ces informations et dans quel but ?
Et cette histoire d’anniversaire, était ce bien utile ? Par contre, nous ne pouvons que nous féliciter des réactions de Mme Royal et de Mrs Moscovici et Valls … Mais quelle idée incongrue que vous avez eu là, Mr Dray !
Et cela à quelques jours du grand débat !!!
D’autre part, nous avons cette affaire : ce financement de la campagne 2007 qui, si l’on en croit Médiapart, aurait été en grande partie assurée par un dénommé Mouammar Kadhafi.
Si cela s’avérait être exact, cela serait, sans conteste, beaucoup plus grave que l’affaire DSK qui ne concerne elle que DSK et certains de ses amis ou proches.
Il y a une autre information qui a du mal à filtrer et pourtant qui est fort intéressante.
C’est le retour de Dominique de Villepin. Il a commis une tribune publiée dans « le Monde » après six semaines de silence. Et que nous confie-t-il ?
« La campagne du premier tour a été indigente. Celle du second devient indigne. L’instrumentalisation de faits divers, l’improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes tiennent aujourd’hui lieu de débat. Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une. »
Il rappelle que Jacques Chirac avait « tracé des limites claires entre la droite républicaine et l’extrême droite ».
« Je ne supporte pas l’hystérie générale qui s’est emparée de l’élection dans laquelle le peuple français est pris en otage par 6 millions d’électeurs en colère, poursuit Villepin. Aujourd’hui, tout se passe comme s’il n’y avait en France que des électeurs du Front national. Comme s’il n’y avait pas d’autres questions que le halal, l’immigration légale, les horaires de piscines municipales. »
Il ne se prononce pas, contrairement à certains de ses proches, pour François Hollande. Mais, si l’on sait lire entre les lignes
« Mon rôle n’est pas de dire pour qui voter, car chacun doit prendre ses responsabilités, justifie-t-il. Le 6 mai, que chacun vote en pensant à la France et à ce qu’elle a toujours porté de meilleur, à ses valeurs de respect, de dignité et d’humanisme parce que, en conscience, il faut bien choisir. »
Certains de ses proches nous font remarquer : « Après le 6 mai, il sera dans la nouvelle opposition. Il pourra parler haut et clair, sans qu’on le soupçonne d’avoir pour moteur l’antisarkozysme. Cela va en faire un homme libre. »
Je terminerai ce billet par ces extraits du discours de François Hollande :
« C'est le patriotisme que j'oppose au nationalisme et au souverainisme »
« Le patriotisme c'est servir une cause qui est plus grande que nous, c'est ce qui nous permet de nous dépasser nous-mêmes, de dépasser nos frontières »
« Le patriotisme c'est aussi porter des références qui valent pour nous-mêmes et pour les autres, le patriotisme c'est s'aimer soi-même pour aimer les autres et n'avoir peur de rien, ne rien craindre dans la compétition mondiale, dans l'Europe qui se construit »
Le manège enchanté …
Peut-être avez-vous connu ce merveilleux dessin animé « Le manège enchanté » qui a bercé notre jeunesse.
Ce week-end, nous avons eu un « remake » (comme l’on dit maintenant).
Ah, je vous l’accorde les personnages du manège du Père Pivoine ont un peu changé mais avouez que dimanche soir nous les avons vu tous évoluer d’un plateau de télé à l’autre.
Naturellement, Zébulon était là. Oh, il ne faisait pas beaucoup de bonds notre Nicolas-Zébulon. Il m’a même semblé qu’il avait mis ses tics au vestiaire. C’est vrai, il n’a pas décroché la queue du Mickey lors de ce tour de manège.
Pollux était rayonnant dans sa Corrèze. Il a obtenu son sucre et ne peut être que satisfait de son premier tour de manège et attend avec calme et détermination le prochain. Conserve ton calme et surtout laisse Zébulon s’agiter.
Ah, Azalée semblait radieuse. Pensez donc pour son premier tour, elle a sauté bien plus haut que papa et a bien failli gagner un ticket pour un tour supplémentaire. Mais quand est ce que les gens vont comprendre qu’elle est dangereuse cette fille là.
Fluppy semblait bien parti mais, comme son cousin le lièvre dans la fable, il n’a pas tenu la distance et est arrivé bien loin en quatrième position.
Le pauvre Ambroise commence à vieillir. Il baisse, il baisse. C’est vrai que le ni oui ni non cela peut lasser … Alors, il commence peut-être à être temps pour lui d’aller arpenter son Béarn.
Margote, avec son petit accent norvégien, est venue faire un tout petit tour. C’est dommage car elle avait beaucoup de choses très intéressantes à nous dire.
Dans quinze jours, il ne restera plus que Zébulon et Pollux sur le manège. Et, n’en doutons pas Zébulon fera tout pour faire choir notre ami Pollux. Mais, n’en doutons pas ce dernier sentant le super sucre à sa portée ne se laissera pas impressionner par cette marionnette montée sur un ressort.
Et après le 6 mai …
Que vont-ils faire nos grands patrons ?
Les plans sociaux sont effectivement à la baisse depuis le début de l’année 2012. Mais ne nous leurrons pas, tout cela est provisoire car le gouvernement fait pression sur Areva, PSA et … pour qu’ils attendent les élections.
Le site du journal Challenges dès le 15 février l’annonçait :
« Alexandre Bompard (Fnac) ou encore Luc Oursel (Areva) ont reçu des instructions pour repousser de quelques mois leurs projets de licenciements. [...] PSA avait à l’automne annoncé une réduction de la voilure. Sur les conseils de la rue de Grenelle, le groupe ne fera aucune communication qui puisse inquiéter les salariés d’ici à mai 2012. »
François Chérèque l’a confirmé récemment :
« Je rencontre régulièrement des chefs d’entreprise et des DRH. Ils me disent, certains, que, toutes les semaines, le ministère du Travail leur téléphone pour leur demander leur intention vis-à-vis de l’emploi et leur dire que s’ils avaient des intentions de licencier, qu’ils les reportent à plus tard. »
Alors que va-t-il se passer ?
Si notre Président-candidat redevient, par malheur, Président, il est évident que les plans reviendront au grand galop. Oh ! Pas dès le 7 mai … Il faudra attendre les législatives mais l’automne risquera d’être chaud.
Si c’est François Hollande l’heureux élu, que vont faire les patrons ? Ils auront très certainement les coudées moins franches. Ils tenteront très certainement le « forcing » et il faudra que le nouveau gouvernement fasse preuve de la plus grande fermeté à leur égard.
Les français ne doivent pas jouer la politique de l’autruche. L’accalmie que nous connaissons n’est que passagère. Les investisseurs et les financiers n’ auront toujours qu’une idée en tête… le profit pour eux.
Comment peut-on admettre que des présidents de grands groupes s’octroient généreusement 25 % d’augmentation et n’accordent, après de rudes négociations, que 3 % à leur salariés quand tous les indicateurs de leurs sociétés sont au vert ?
Maudite abstention …
Selon les instituts de sondage, le taux d’abstention pourrait se situer entre 24 et 32 %.
Cela signifie qu’un bon quart des français ne se sent pas concerné par l’élection du prochain Président de la République ou alors ne trouve aucun candidat à son goût ni de près ni de loin.
C’est grave …
Comment peut-on se détacher à ce point d’un tel évènement ?
C’est quand même l’avenir de notre pays qui est en jeu .
Ne pas se sentir concernés, me surprend … Le chômage, les retraites, la protection sociale, les salaires, les taxes, les impôts, le coût de la vie, l’éducation … cela ne les intéresse pas !
Je sais, on va me répondre … Bof ! Quelque soit le Président cela ne changera rien !
C’est faux. Il y a quand même des orientations fondamentalement différentes selon les candidats en liste.
Ou alors, on va me dire … les jeux sont faits ! Cela sera soit l’actuel, soit François Hollande et moi je suis pour … qui ne sera pas élu. D’accord, mais si le candidat dont vous vous sentez le plus proche obtient 10% au lieu de 7 % … il pourra « peser » un peu plus sur le candidat élu.
Une élection est l’affaire de toutes et de tous.
Une démocratie ne peut fonctionner correctement que si tous ses membres participent.
Nous avons l’immense chance en France de vivre dans un pays démocratique où le vote exprimé par la majorité des concitoyens est reconnu et suivi.
Voter est un devoir qu’il nous faut assumer et surtout ne pas perdre.
« L’abstention est un recul avant de devenir une lâcheté » Reine Malouin
Un rassemblement à la Concorde !
Je ne sais qui a donné son accord pour ce rassemblement mais cela me choque.
Un dimanche après-midi, le centre de Paris va être bloqué pour un Président-candidat en meeting. La Place de la Concorde est une plaque tournante de la capitale et Monsieur Sarkozy vient y faire campagne.
Combien de temps la circulation va t'elle être bloquée? Il va y avoir des « flics » partout. Ce n’est pas un candidat comme les autres … c’est quand même le Président de la République sortant.
Oh ! Me direz-vous quand Jean-Luc Mélanchon arrive, après moultes discussions, à obtenir l’autorisation de rassembler ces sympathisants à la Bastille, je n’en ai pas fait un fromage.
C’est vrai mais la Place de la Bastille n’occupe pas une place aussi stratégique que la Concorde.
Non, vraiment et de plus la symbolique est tout à fait différente.
La Bastille, c’est la République. Alors que la Concorde ?
La Concorde, son nom aurait été choisi par le Directoire pour marquer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur.
Cela signifierait-il que Sieur Sarkozy après la Terreur (cinq ans de mandat) voudrait nous réconcilier ?
C’est vrai que depuis Jacques Chirac nos présidents ont décidé de fêter leur élection sur cette place. Mais là, c’est pour tenter de rassembler ses électeurs. Toute une symbolique !!!
Alors après la discorde allons-nous avoir la concorde ?
Qui tente de désigner toujours l’autre comme coupable ?
Qui essaie depuis cinq ans de monter telle partie de la population contre telle autre ?
Qui n’arrête pas de montrer du doigt telle catégorie de français ?
Vous pouvez-vous produire tant que vous voulez sur cette place … de la Concorde. Vous ne pourrez nous faire oublier certains faits.
Espérons que François Hollande saura trouver son « galop » sur l’hippodrome de Vincennes pour lui permettre de prendre les rênes de la France en mai prochain.
Adieu Mr Aubrac
Raymond Aubrac vient de nous quitter à l’aube de ses 98 ans.
Il est né le jour de l’assassinat de Jean Jaurès au sein d’une famille de commerçants juifs. Il s’appelait en fait Raymond Samuel.
Il avait raté son concours à Polytechnique mais devint ingénieur des Ponts et décrocha un diplôme à Harvard où il rencontra Lucie Bernard.
Malheureusement la guerre et surtout les lois antijuives vont venir obscurcir leur jeunesse.
Ils s’engageront rapidement dans la résistance et participeront à la création des premiers mouvements de contestation de Vichy Libération Sud.
M. Aubrac était l'une des dernières personnalités de la Résistance à avoir connu Jean Moulin. Il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire (Rhône) avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR). Lucie Aubrac, elle aussi héroïne de la Résistance, est morte en 2007, à l'âge de 92 ans.
Toute sa vie, il resta un citoyen très actif et un grand défenseur de la laïcité.
Malgré son âge, il ne savait rester tranquillement au coin du feu et comme il disait : « j'ai trop tendance à oublier mon âge »
Il passa ses dernières années à courir d'école en collège et de collège en lycée pour rencontrer des ados.
J’arrêterai là mon « hommage », les journaux, les radios et les télévisions ne manqueront pas de nous dresser son portrait.
C’est un grand homme qui vient de nous quitter. Adieu Mr Aubrac.
Ah, les nouvelles techniques de communication !!!
Aujourd’hui dans les entreprises, il faut faire des économies.
Pensez donc, dans les grandes entreprises cotées au CAC 40, un sou est un sou quand cela ne concerne pas le PDG ou son staff.
Eux, ils ont le droit le dépenser, de se voter des super augmentations … pour le personnel, c’est autre chose. Là, on compte. Il faut faire des économies.
Et ils ont trouvé des moyens. La nouvelle technologie est venue à leur secours. Et moi, je suis triste. Par ma formation, je me pensais être pour la nouvelle technologie. Et voilà que je me retrouve à la dénigrer. Je ne me reconnais plus … cela m’attriste.
Comment puis-je être contre ? Cela n’est pourtant pas dans mon tempérament !!! Et oui, mais il y a des limites qu’il ne faut pas franchir.
Au sein des entreprises, on (les directions) est en train de tuer les relations humaines.
C’est vrai, pour nos chers dirigeants, ces échanges informels qui peuvent surgirent lors de certaines réunions sont malsains. Il vaut mieux faire croire au personnel que l’on communique et surtout avoir le contrôle de ces réunions.
J’ai connu une époque où l’on réunissait tous les membres d’une même communauté afin qu’ils débattent ensemble d’un même sujet. Il y avait la réunion formelle et ensuite un pot, un buffet, un cocktail enfin bref un « évènement » où tous se retrouvaient et pouvaient échanger.
Et bien, c’est terminé. Maintenant, on organise des audiowebewréunion enfin un truc où vous vous connectez via le téléphone, l’intranet et votre PC.
Vous êtes assis à votre bureau, le téléphone (parfois, on vous a fourni un casque avec micro), et vous regardez le diaporama sur votre PC. Et ainsi, vous participez à une « callconf » (comme ils disent) où un de vos chefs vous distille la bonne parole.
Naturellement pour faire bonne figure, on vous a demandé d’envoyer vos questions à l’avance ou alors cela n’est pas un débat c’est tout simplement un « kick off meeting » (… une réunion de lancement).
Super … la communication. Pourquoi ne pas avoir organisé tout simplement une grande réunion où tout le monde se rencontrerait …. Il paraît … je vous le donne en 1000 … un adepte de ces nouvelles réunions me l’a dit … que cette façon de procéder est bénéfique pour notre planète … on évite ainsi des déplacements.
Alors pour économiser la planète … on ne se parle plus. On ne se connaît plus. Isabelle Durant … elle est blonde, brune … je ne sais pas ; elle travaille à X et son adresse mail est …
ARRETEZ, vos collègues ce ne sont pas des emails, ni des 0160……., ils ont un visage, ce sont des femmes, des hommes qui ont comme vous des défauts, des qualités.
Il vous faut apprendre à les connaître pour pouvoir dialoguer et TRAVAILLER avec eux.
C’est vrai, avec certains collègues quand on s’appelle pour résoudre des problèmes, on parle de nos vacances, de choses et d’autres et ensuite on parle de notre problème. Et certains de nos chefs nous font remarquer « ah, c’est vrai … toi avec ta copine X ou ton copain Y …. » Bref, n’empêche que nous avons résolu le problème.
Une entreprise ce sont des femmes, des hommes qui durant 8 heures sont là ensemble pour tout faire pour produire un « produit » qui satisfasse le client et qui « dégage une marge ». De grâce, NE TUEZ PAS LES RELATIONS HUMAINES car à terme c’est votre entreprise qui disparaîtra.
Notre eau !!!
Suite au forum mondial de l’eau à Marseille, nous pouvons trouver des rapports complémentaires sur la qualité de l’eau du robinet distribuée en France.
Je me permets donc de revenir sur un article paru sur le site d’Enviro2B (spécialiste dans le développement durable) et qui s’appuie beaucoup sur l’UFC Que Choisir.
La conclusion est préoccupante : « deux millions de Français ne bénéficieraient pas d'une eau de bonne qualité, conforme aux critères réglementaires. »
D’accord, dit en pourcentage la situation semble plus acceptable : 97,5% des Français ont accès tout au long de l’année à une eau de bonne qualité
Oui, mais il existe, quand même, deux millions de consommateurs qui paient, eux, pour une eau non conforme aux critères règlementaires.
Alors, à qui la faute ?
L'association pointe alors du doigt les techniques agricoles qui font peser de graves menaces sur la ressource, compte tenu du cocktail des principaux polluants décelés (pesticides, nitrates, sélénium).
Quels sont les départements les plus touchés ? Les départements se trouvant dans des zones où l’agriculture est la plus intensive : Bassin Parisien (Eure-et-Loir, Loiret, Seine-et-Marne, Yonne), le Nord et la Champagne (Pas-de-Calais, Marne, Aube).
Et ce qui est grave c’est que le principe pollueur-payeur est inversé.
"Alors que l’agriculture est à l’origine de la pollution en nitrates et pesticides respectivement pour 74% et 90%, ce sont les consommateurs qui supportent, via la redevance pollution, l’essentiel (près de 90%) de la facture. Au final, les pollutions agricoles génèrent sur la facture d’eau des dépenses supplémentaires annuelles au minimum comprises entre 640 et 1 140 millions d’euros, soit de 7% à 12% de la facture d’eau des ménages français", précise UFC-Que-Choisir.
Ce qui est grave.
Devant cette situation, l'UFC demande aux pouvoirs publics nationaux et européens "une protection efficace de tous les captages", et "une application du principe constitutionnel pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles". Elle souhaite également que les aides de la PAC soient "réservées aux modes de production s'inspirant des principes des agricultures intégrées et biologiques".
Où est-il passé le bon vieux temps où l’on tirait l’eau au puits. Je reste persuadé que cette eau était très certainement moins polluée que notre fameuse eau du robinet que l’on n’arrête pas de traiter avec des produits (???) afin d’éliminer d’autres produits.
Le Forum mondial de l’EAU
Aujourd’hui s’ouvre le forum mondial de l’eau à Marseille. Une occasion pour rappeler que l’eau potable est un élément indispensable.
Ne la gaspillons pas.
La semaine dernière, sur mon lieu de travail, j’ai été profondément choqué par l’attitude d’un jeune con (excusez l’expression mais je ne trouve pas d’autre qualificatif). Je rentre dans les « toilettes Messieurs » et je trouve un jeune cadre dynamique (enfin aux allures de jeune cadre qui n’en est pas un mais qui se la joue … comme on dit) en train de se laver les mains. Je vais faire ce que j’avais à faire et, tout à coup, j’entends le robinet couler au maximum de ses possibilités et notre jeunot avait disparu. A-t-il pensé qu’il fallait m’aider J ? Non, je ne pense pas … Et cela n’est pas la première fois que l’on trouve les robinets grands ouverts. Je l’ai repéré … pas de chance pour lui … à suivre.
L’eau sans qui il n’y a pas de vie possible. On peut survivre quelques temps sans manger mais sans boire …. !!!
L’eau non potable reste une cause de mortalité massive dans beaucoup de pays … encore de nos jours.
Selon les derniers rapports de l’OMS, l’Unicef et l’ONU, en 2010, près de 800 millions de personnes étaient sans accès à l’eau potable dans le monde et 2,5 milliards sans installations sanitaires.
Certes, l’objectif du millénaire de réduire de moitié d’ici 2015 le nombre d’habitants sans eau potable, par rapport à1990, aété atteint avant terme. Mais, ce n’est pas une raison pour se relâcher.
Il faut garantir des sources d’eau améliorées et salubres.
Ecoutons Gérard Payen, président de l’Aquafed (Fédération Internationale d'Opérateurs Privés D'eau) et conseiller sur l’eau du secrétaire de l’ONU, qui est beaucoup plus alarmiste : « Entre 3 et 4 milliards de personnes n'ont pas accès de façon pérenne à l'eau et elles utilisent tous les jours une eau de qualité douteuse, c'est plus de la moitié de la population mondiale»
Beaucoup d’hommes et de femmes boivent encore l’eau des rivières, étangs ou lacs. Eau qu’ils partagent avec les animaux.
L’OMS-Unicef précisent également que «Quelque 64% de la population mondiale faisant ses besoins au grand air vit en Asie du sud, rien qu'en Inde ils sont 638 millions dans ce cas»
L’objectif d’équiper les trois quarts de l’humanité de services d’assainissements d’ici 2015 ne sera pas atteint.
« 90% des eaux usées des pays en développement s'écoulent, sans avoir été traitées, dans les rivières, les lacs et les zones côtières, menaçant la santé et la sécurité alimentaire, l'accès à l'eau potable et à l'eau de lavage», selon le rapport de l'ONU.
Les eaux insalubres restent la première cause de mortalité dans le monde, avec 3,6 millions de victimes par an dont une majorité d'enfants, rappelle Alain Boinet, président de Solidarités internationales. «Cela fait sept morts toutes les minutes», ajoute-t-il.
Alors, comment peut-on se permettre de gaspiller l’eau ?
Sacrée Anne-Marie
Anne-Marie, Alice, Louise Blanquart, cela vous dit quelque chose ? Et si je vous dis que l’on aurait dû fêter ses 87 ans aujourd’hui si elle ne nous avait pas joué faux bond un certain 29 décembre 2006.
Elle a fait ses études secondaires au Lycée Jules Ferry à Paris et obtint, par la suite, une licence en droit, ce qui lui valut d’exercer dans un bureau d’études fiscales. Vous l’imaginez en fiscaliste !!!
« Française moyenne type », comme elle aimait se définir, elle fut comédienne, humoriste et chansonnière.
Elle fit figure d’exception à son époque. On pouvait l’apprécier au Théâtre des Deux Anes, au Caveau de la République ou au Théâtre de Dix-Heures.
A la radio ou à la télévision, elle tenait le kiosque de Mademoiselle Rose avec Jean Amadou et Jean Bertho. Elle représenta Télé Luxembourg dans le célèbre jeu télévisé : « Le Francophonissime ».
On la voyait régulièrement dans la célèbre émission de Pierre Sabbagh « Au théâtre ce soir ». Souvenez-vous de « J’y suis, j’y reste » avec Denise Grey et Jacques Morel.
Elle était un peu « boulotte » et savait en jouer. Vous avez deviné … C’est … d’Anne-Marie Carrière que je vous entretenais.
En cette date anniversaire, je vous offre l’un de ses sketches : « Le démon de midi »
« Assez souvent on m'a demandé mon avis
Pour savoir à quel âge de leur terrible vie
Je trouve que les hommes sont les plus séduisants.
Et j'ai toujours répondu : mais, vers les cinquante ans.
Tout homme est un démon que son dévergondage
Fit un jour éjecter certes du paradis
Mais de tous ces démons, de tout temps, de tous âges
Mon démon préféré c'est le démon de midi.
Je ne veux pas, par-là, nier que le jeune homme
Possède la fraîcheur, le goût du jus de pomme,
Mais, petit à petit, en prenant des années
Ce jus devient alcool que l'on a raffiné.
Et c'est vers cinquante ans que l'alcool en question
Se trouve être fin prêt à la consommation.
A ce moment précis il a cette saveur,
Ce goût du vieux tonneau qui plaît aux connaisseurs.
Aux maintes occasions on est toutes ébaubies
Devant l'effort superbe du démon de midi.
Tenez, vous avez vu chaque été sur les plages
Ces jeunes gens qui sont dans la fleur de leur âge
Ils jouent au volley-ball, ils sautent ils sont agiles.
Or sauter à vingt ans ça n'est pas difficile,
Mais voilà tout à coup que le père de l'un d'eux,
Un homme de cinquante ans, veut rentrer dans le jeu.
Ce démon de midi, lui, il est formidable !
Il démontre aux blancs-becs ce dont il est capable.
A l'avant, à l'arrière il donne de la voix,
Quand le ballon surgit il crie : laissez-le moi !
On le sent contracté, mais ça, c'est parce qu'il rentre
Ce qui dépasse de son estomac, ou de son ventre.
A cet âge le champion fait souvent double effort
Le ventre il se le rentre et le ballon il sort.
Il donne au spectateur en montant au filet
L'image du taureau qui ne veut pas dételer.
Bien sûr ça ne dure pas. Très vite il se relâche,
Les muscles du taureau lui font un tour de vache.
Son jeu devient poussif et son souffle oppressé,
Quelqu'un crie : vient papa il est midi passé !
Mais cette défaillance n'est pas assez sévère
Pour forcer le démon de midi à se taire.
En d'autres occasions il va se déchaîner
S'il invite, par exemple, une dame à déjeuner.
Car, lorsqu'il a vingt ans, l'homme est de ces ringards
Qui vous emmènent bouffer en vitesse au snack bar
Quand vous mourrez de faim à en être malade
Sans même vous consulter il commande une grillade.
Mais l'homme de cinquante, quand il habite la France,
Ça il vous vole jamais sur la question bouffetance.
C'est l'âge où, tout à coup, il dit à sa compagne
Qu'avec certains menus il faut boire du champagne.
Il vous commande des plats avec des tas d'épices
Quand il y a de la volaille il vous propose la cuisse
Et s'il y a des radis comme il a de la jujotte
Il ne vous propose pas nécessairement la botte
(Enfin, pas tout de suite en tout cas).
Enfin quoi, il sait vivre, son ventre est rebondi !
Mais quel coup de fourchette, ce démon de midi !
Bien sûr, quand on arrive aux crèmes pâtissières,
On sent que quelquefois son foie fait des colères.
Le teint devient plus rouge et le geste plus lent,
Le pauvre gros chéri est un peu somnolent.
Mais ça ne dure pas. Un coup de bicarbonate
Revoilà le démon de midi sur ses pattes.
Même si le repas fut vraiment indigeste,
Il est toujours fin prêt pour affronter la sieste.
(Comment le reste ? on a vécu hein)
C'est bien le genre d'occasions
Où la différence d'âge rentre en compétition.
Moi, vous savez, je suis un monceau d'innocence,
Mais quelques oreillers m'ont fait des confidences
Et, d'après ce qu'ils disent, il paraît qu'à vingt ans
L'homme se croit toujours aux vingt-quatre heures du Mans.
Il est fou de vitesse et, de toute évidence,
Il veut surtout gagner l'indice de performance.
Mais l'homme de cinquante ans apprécie la nature,
Il prend son temps, même pour enlever ses chaussures.
Enlever ses chaussures, c'est d'ailleurs quelquefois
Pour un homme de son âge les coulisses de l'exploit.
Et l'exploit, par lui-même, est à fortiori
Le fruit de l'expérience du démon de midi.
Car, pour de son moteur tirer le bénéfice,
Il s'arrête quand il faut à la station-service.
Femmes qui m'écoutez, soyez donc raisonnables
Si vous avez en main ce modèle admirable,
L'homme d'un certain âge, superbe dans l'effort,
Ménagez-le, surtout, sinon vous auriez tort,
Ne l'accablez jamais de passions trop avides :
Tant va la cruche à l'eau qu'a la fin elle se vide.
Souvenez-vous toujours que lorsque midi sonne,
Il est midi passé et il n'y a peut-être plus personne.
Sitôt qu'un homme est mûr, entourez-le d'égards,
Car le meilleur démon, c'est à midi moins le quart. »
Haïti : 2 ans après
Souvenez-vous, le 12 janvier 2010, Haïti connait un énorme tremblement de terre : entre 200.000 et 250.000 morts et 1,5 million de sans-abri.
Et, 2 ans après, qu’en est-il ?
Il y a encore, 510.000 personnes qui vivent dans des camps (dixit l’Organisation Internationale pour les Migrations - OIM).
La reconstruction de Port au Prince … Trois plans attendent dans les tiroirs : « Nous allons faire une fusion des différentes propositions et proposer une version finale de la reconstruction du centre de la capitale », assure Arry Adam, chef de la nouvelle autorité chargée de la reconstruction.
Le nouveau Président, Michel Martelly, promet : « Je vais vous retirer de sous ces tentes, vous allez retourner dans vos quartiers dans des conditions dignes. Ce que d'autres n'avaient pas pu faire en 20 mois, je vais le réaliser en trois mois »
Les haïtiens voudraient bien le croire mais … N’est ce pas encore une promesse de plus !!!
Par contre, l'agence américaine pour le développement (USAID) estime qu’ « Haïti est en train de se reconstruire ».
« De manière générale, les choses se passent plutôt bien (…) Mais vous ne pouvez pas espérer du pays le plus pauvre du monde qu'il se remette sur pied un ou deux ans seulement après avoir été dévasté par un séisme » … Ce cher monsieur … il vit dans un camp ?
L’OIM estime que 231 millions de dollars (180 millions d’euros) sont nécessaires pour 2012 pour aider à la reconstruction du pays.
Des solutions temporaires deviennent malheureusement durables, voire définitives.
L’accès aux soins d’urgence demeure difficile pour une grande majorité d’Haïtiens !
Il faut aider nos amis haïtiens à reconstruire leur pays tant avec une aide financière que sur le plan logistique.
Ne les laissons pas tomber. On a trop tendance à penser : on a donné tant donc le problème est résolu.
Et pour terminer, une petite idée en passant : des millions vont être dépensés tant en France qu’aux Etats-Unis (et dans d’autres pays) pour des campagnes électorales … et si chaque candidat donnait 10 % de l’argent qu’il compte dépenser. Cela pourrait faire un bon pactole !
Les retraités ... la retraite !!!
Le hasard a voulu que jeudi dernier j'aille non point défiler (et pourtant, j'aurais tant voulu) mais que je participe à une "sortie de retraités".
Et oui, je suis toujours en activité mais je suis adhérent à un Centre Universitaire du Temps Libre. C'est une association qui regroupe des personnes qui ont quelques temps libres et qui leur propose diverses activités : des ateliers, des conférences, des cours, des activités "sportives" et des visites de musées, d'expositions... Mon épouse peut y participer, étant à la retraite ... mais ma pomme n'a pas encore ces fameuses annuités malgré l'âge !!! Vous faites des études, des petits boulots pour les payer donc vous allez un peu moins vite et pof ... cela vous mène à un certain âge pour entrer dans la vie active (enfin celle où vous cotisez !!!).
En France, il semblerait que faire des études soit un luxe ... le temps passé à étudier c'est des vacances où l'on prend du bon temps donc il n'est pas pris (même pas pour 10% ni 1%) en considération pour le calcul de vos trimestres au contraire de l'apprentissage. De ce fait, nous aurons de moins en moins de personnes qui auront leurs annuités tant à 60 qu'à 62 ans ... donc pas de retraite à taux plein.
Mais, cela n'est pas mon propos ce matin. Jeudi dernier, disais-je, j'avais posé un "RETEUTEU" pour participer à une visite.
La date était retenue il y a plusieurs semaines voire mois. Donc, me voilà parti avec mon "groupe de copains et de copines" en balade. Il va sans dire que la majorité des partisants sont des retraités (depuis de longue date ... ils n'ont pas tous vot" Mitterrand mais ils apprécient bigrement la retraite à 60 ans).
Une grande majorité d'entre eux ont, de plus, des revenus que nous pouvons qualifier de "confortables".
Lors d'une pause, un "copain" évoque les manifs du jour et là un "charmant retraité", sans sourire, nous dit : "ah, oui la grève trimestrielle des cheminots". Et oui, pour lui, les cheminots et d'un ne sont pas concernés par la réforme et de deux ils font grève pour le plaisir, par habitude. Notre sang n'a fait qu'un tour mais la sagesse a voulu que nous ne relevions pas ce bas propos et que nous retournions voir le beau percheron noir qui se faisait toiletter (nous visitions un haras)
C'est triste d'entendre des personnes réagir de la sorte et il y en a combien de nantis comme ce monsieur !!!
Ce billet, je l'ai rédigé jeudi soir ... je ne sais donc pas comment la situation va évoluer. Je doute que notre Nicolas daignera entendre les Français qui aimeraient que le mot EGALITE gravé sur nos frontons ne soit pas un vain mot.
Le jour de la Vertu
Le saviez-vous ? J’avoue humblement que je viens de le découvrir : le 17 septembre était le jour de la vertu dans le calendrier républicain.
En effet, le calendrier républicain comportait bien 12 mois mais de seulement 30 jours. Nous arrivons donc à 360 jours. On rajouta bien un an pour les années bissextiles mais il y avait toujours un déficit de 5 jours. Alors, on ajouta 5 jours.
Ces jours furent placés après le dernier mois de l’année qui est …. Fructidor. Pourquoi là et pas ailleurs ? Pour faire correspondre le jour de l’an avec le passage de l’équinoxe d’automne au méridien de Paris.
Et cerise sur le gâteau : ces cinq ou six jours étaient chômés. Ne devrait-on pas rétablir ce bon usage !!!
Au début, ces jours furent nommés les sans-culottides par décret du 4 frimaire an II. Mais, rapidement, ils devinrent les « jours complémentaires » - le 7 fructidor an III.
Et ces 6 jours reçurent un nom spécifique :
- 1er jour complémentaire (primidi), dit jour de la vertu
- 2e jour complémentaire (duodi), dit jour du génie
- 3e jour complémentaire (tridi), dit jour du travail
- 4e jour complémentaire (quartidi), dit jour de l'opinion
- 5e jour complémentaire (quintidi), dit jour des récompenses
- 6e jour complémentaire (sextidi), dit jour de la révolution (seulement les années bissextiles : ans III, VII et XI)
Donc, aujourd’hui, nous sommes le jour de la vertu. Alors, pour célébrer ce jour, j’ai recherché quelques citations sur « la vertu » :
« La vertu des femmes, c’est du sable mouvant » Laure Permon Junot, duchesse d’Abrantès
« L’amitié est une vertu démocratique et républicaine » Francesco Alberoni
« (La Comtesse à son amant) - … vous avez réussi cette chose extraordinaire de rendre le péché plus ennuyeux que la vertu » Jean Anouilh
« Je crains malheureusement qu’on ne s’attache pas à une femme avec des vertus culinaires. Avec des vertus d’aucune sorte d’ailleurs » Michel Audiard (Un singe en hiver)
« La foi et l’espérance sont des vertus dont le doute est l’essentiel » Marcel Aymé
« Une femme vertueuse a dans le cœur une fibre de moins ou de plus que les autres femmes : elle est stupide ou sublime » Honoré de Balzac
« Il faut être vraiment attardé pour s’obstiner à croire aux vertus du travail dans une société où l’effort non sportif a perdu toute noblesse » Philippe Bouvard
Mademoiselle.. euh …
Je viens de lire une histoire où des élèves avaient une professeure qui était disons pas très grande. Un de leurs jeux favoris était décrire tout en haut du tableau « efface moi si tu peux ».
Cela m’a rappelé notre prof d’anglais en première. Elle se nommait Mademoiselle Joubert. Elle n’était pas bien grande et n’avait pas vraiment beaucoup d’autorité .. la pauvre. Elle était bien gentille mais ce n’était pas le genre de prof qui sait se faire respecter et qui vous fait faire de grands progrès.
Elle parlait l’anglais avec un accent basque. Cette année là, nous avons donc étudié l’anglais du sud.
En français, elle ponctuait ses phrases « d’euh ».
De plus, elle était un peu, beaucoup, brouillonne. D’ailleurs plutôt plus que peu, au point que l’on pouvait en jouer et même en abuser.
Quand elle nous donnait une version ou un petit thème – comme elle aimait dire -, il n’était pas rare que quelques-uns d’entre nous viennent à oublier de rendre le fameux devoir. Et le jour des résultats, il suffisait de lui affirmer haut et fort « Mais si Mademoiselle, je vous l’ai remis » et la réponse ne se faisait pas attendre : »Euh, il faudra que je, euh, regarde chez moi. » Cela marchait, je crois bien, à tous les coups.
Ou alors, elle nous donnait un « petit thème » à faire à la maison pour le …
A la date fatidique ou quelques jours après, elle nous demandait : « je ne vous ai euh pas donné euh un petit thème » Et là, toute la classe s’empressait de lui répondre : « ah, non pas pour cette semaine euh mademoiselle. C’est euh pour la semaine prochaine »
Cela pouvait se répéter deux ou trois fois avant qu’elle ne se fâche (enfin qu’elle hausse le ton) et qu’elle décide d’inscrire le fameux petit thème dans le cahier texte de la classe … nous avions gagné une, deux voire trois semaines. Voilà, peut-être pourquoi je suis si fort en thème !!!
Oh, elle était sympa … le chahut était toujours « raisonnable ». Nous la respections tout en lui faisant quelques farces.
Je me rappelle plus particulièrement d’une.
L’une de nos copines avait sensiblement la même taille qu’elle. Le tableau vert était éclairé par deux spots orientables fixés au plafond.
Nous prîmes donc notre collègue comme modèle en la plaçant devant ledit tableau et orientâmes les spots de manière qu’ils éclairent non pas le tableau mais qu’ils l’éblouissent.
Notre chère Mademoiselle euh commença son cours. Elle s’assit et se retrouva éblouie par l’un des spots. Elle ne dit rien. Elle voulut bien éteindre la lumière mais on ne pouvait pas éteindre seulement les spots donc elle se résigna à rester debout. Et là, se retrouva sous les feux du deuxième.
Finalement, elle se décida à nous faire part de ses « problèmes ». Nous compatîmes bien évidemment en invoquant les agents d’entretien et les spots retrouvèrent leur emplacement d’origine. A la réflexion, je ne pense pas qu’elle fut dupe.
Ah, cette année de 1ère C, que de bons souvenirs … nous n’étions qu’une quinzaine et dans l’ensemble assez bons élèves … alors parfois on se détendait avec plus ou moins l’accord de nos professeurs.
Le cadeau Bonux
L’autre jour, nous évoquions les cadeaux Bonux qui sentaient bons la lessive.
Comme dirait Charles Aznavour, « je vous parle d’un temps que les moins de …. Ne peuvent pas connaître ».
Remarquez que le super cadeau Bonux, je n’ai jamais eu … non jamais … eu le plaisir de le chercher dans le paquet de lessive. Ma mère utilisait Persil et je n’ai jamais pu la faire changer de marque … sniff … sniff
Beaucoup de copains ou copines avaient le plaisir régulièrement de fouiller dans la lessive pour ressortir le fameux cadeau … Et quel cadeau !!! Une figurine, un gadget … mais peu importe … ils avaient un cadeau Bonux. C’est vrai que dans ce domaine – je ne sais si la lessive était meilleure que les autres – ils furent des précurseurs.
Il y avait bien les images dans les tablettes de chocolat … C’était certes intéressant mais cela n’était pareil. Par contre, souvent en plus du plaisir de découvrir une belle image, nous pouvions apprendre quelque chose sur un Grand Homme, un monument, une ville, un sportif … Il y avait en plus un caractère culturel.
Une marque de café a également offert, durant quelques temps, des figurines de cinq ou six centimètres de haut en plastique de couleur gris ou bronze. Ces figurines, me semblent ils, représentaient essentiellement des hommes célèbres.
Après, nous avons Pif Gadget … le summum, le nec plus ultra. Là, rien avoir avec le cadeau Bonux …nous sommes dans le domaine des pros. Avec un Pif Gadget, vous pouviez épater vos amis, votre famille
Plus près de nous, nous avons les gadgets des Kinder Surprises. Au début, ce fut la joie des pères car nos chères petites têtes blondes ou brunes ne pouvaient pas réaliser les montages proposés alors ils venaient voir papa … quel plaisir de montrer notre savoir faire … ou de non faire !!! Aujourd’hui, les surprises ont perdu de leur charme, elles sont pratiquement toutes montées et ne fonctionnent que très peu de temps …
Que ne feraient-elles pas toutes ces grands marques pour attirer les enfants et donc les parents. Si l’on ne peut se battre sur la qualité alors alléchons le consommateur …
Ah, les informations à la radio …
C’est quelque chose. Hier matin, comme tous les matins, j’écoutais le journal de 7 h sur France Inter … une radio sérieuse !
La journaliste nous indique que monsieur le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé le décès du pianiste Alexis Weissenberg, dimanche dernier à l’âge de 82 ans. Il y a 30 ans, il avait mis un terme à sa carrière suite à la maladie de Parkinson, précise le responsable de la tranche horaire.
Voilà, l’affaire est entendue.
Et aussitôt, la « grande journaliste » embraye sur un sujet des plus importants. Il y a eu deux gagnants du premier niveau à Euromillions dans le Calvados, en Normandie, depuis septembre. Et blablabla et blablabla. On a droit à un reportage sur le terrain avec quelques joueurs et « tenanciers » de « salle de jeu ». Bref, durant au moins deux à trois minutes, on épilogue sur le sujet.
C’est « vachement » important comme sujet. Par contre un hommage à un de nos plus grands pianistes !!!
Pour lui rendre ce dernier hommage, je laisserai la parole à François Weigel, pianiste, compositeur et chef d’orchestre, qui fut également son élève ;
"C'était un pianiste complètement à la pointe de la perfection. C'était du cristal, sans aucun dérapage, avec un contrôle incroyable"
"Il pratiquait presque un art inaccessible".
"Dans sa catégorie du piano parfait, mais peut-être même un peu glacé, dans les concertos de Rachmaninov, dans les Bach, il était inégalable".
"Karajan l'avait choisi parmi tous les pianistes de sa génération, aussi parce qu'ils se ressemblaient dans cette quête de perfection"
Vous ne pensez pas que nous faire entendre des musiciens voire même le Ministre nous parler d’Alexis Weissenberg aurait été préférable et plus digne pour une radio nationale.
Ah ! Ces pauvres médias … Décidément, ils préfèrent l’actualité des « chiens écrasés » ou des « people » a de la véritable information !!!