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Post'it du Jour

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6 octobre 2009

La votation

Ce fut un succès : 2,12 millions de votes dont plus de 90 % de Non à la question "le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet ?"

Et aussitôt, la droite "monte au créneau" pour dire que cela est truqué :

  • L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) a jugé pour sa part que la "votation citoyenne" organisée sur l'avenir de La Poste était "de la fausse démocratie" revenant à "bourrer les urnes avec une information mensongère".
  • Le porte-Parole du gouvernement parle de "Manipulation".
  • Mme la Ministre de la Santé .... leur emboîte le pas
  • ....

Certes, ce scrutin n'a pas de valeur juridique mais peut-on l'ignorer ? Je ne pense pas. Le Parti Socialiste a annoncé qu'il déposerait une proposition de loi en vue de l'organisation d'un "référendum d'initiative populaire" sur le changement de statut.

Dans la réforme citoyenne de juillet 2008, la possibilité d'organiser un référendum d'initiative populaire existe sous certaines conditions (1/5e des parlementaires soutenus par 1/10e des électeurs inscrits). Mais le décret d'application du texte n'est pas encore publié -comme souvent avec notre cher gouvernement : des mots, des paroles .....

Alors, aujourd'hui, on commence à nous dire que cela ne pourra pas être possible car l'examen du statut de La Poste est imminent ....

Mais, Mesdames, Messieurs, nos dirigeants si les textes prévus ne présentent aucun danger pour l'avenir de La Poste, pourquoi refuseriez-vous un référendum ?

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5 octobre 2009

Enfin ... un jeune

Cela se passait fin des années 60 début des années 70.

Mon père était devenu correspondant d'une Union Départementale de Sociétés Mutualistes. A ce titre, il recueillait les cotisations des adhérents (le prélèvement automatique n'existait pas ou alors était très peu utilisé), il transmettait les feuilles de maladies pour les régimes spéciaux (artisans, commerçants et agriculteurs) ainsi que les décomptes de sécurité sociale (l'informatique de l'époque ne permettait pas des transferts automatiques de dossiers entre les divers organismes), il établissait les prises en charge ....

Enfin, cela l'occupait pas mal en dehors de son travail et cela à titre bénévole (si ce n'est une petite prime annuelle qui ramenée au temps passé était bien loin du taux horaire). Ma mère l'aidait un peu (voire beaucoup) et c'est tout naturellement que je vins à l'aider. Le Samedi matin, je l'accompagnais à la permanence tenue dans un camion où un employé de l'Union procédait au traitement des dossiers.

L'Union Départementale était dirigée par un Conseil d'Administration élu par des représentants des mutualistes.

Alors que je venais ou j'allais fêter mes 20 ans, le Président de la dite Union (un homme qui consacra sa vie à la Mutualité) me proposa de présenter ma candidature en tant qu'administrateur. Les délégués présents m'ont élu et saluèrent, avec enthousiasme, l'arrivée d'un jeune.

Quelques années (2,3 ou 4 je ne sais plus), une réorganisation de certains services devenait nécessaire. Cela se traduisait par certains mouvements de personnel et cela suffit à mettre le feu aux poudres.

Le Président avait certes d'énormes qualités mais il avait un défaut : il acceptait mal la contradiction. Il en avait un second : il était de sensibilité socialiste. Et, certains communistes souhaitaient depuis quelques temps le "déloger". Avec l'aide des syndicats (enfin du syndicat ... la C.G.T), une cabale prit corps pour tenter de renverser le Président. La tentative de renversement échoua mais la réorganisation ne put être totalement réalisée et l'Union connut quelques difficultés (mais là n'est pas mon propos).

Devinez qui se trouva au coeur de la cabale : MA POMME. Et oui, je n'avais pas la majorité (21 ans, à l'époque) lors de mon élection. J'ai ainsi eu l'honneur de tracts où l'on demandait ma démission. Je ne fus pas à l'abri d'insultes ..... Au tribunal, où nos "chers camarades" (ils furent finalement déboutés) avaient décidé de porter plainte contre le Président, je devins "pièce à conviction".

Ah! si je m'étais rangé de leur côté ! Personne n'aurait été chercher si j'avais 20 ans et ... ou plus de 21 mais pourquoi "lâcher" un homme pour satisfaire des buts très éloignés de la Mutualité ? Cette expérence, malheureusement et heureusement, m'a beucoup appris sur les hommes ....

4 octobre 2009

Les hypocrites ...

Je lisais récemment que Denise Glaser était décédée dans l'oubli à l'âge de 62 ans.

Le jour de ses funérailles, seules Barbara et Catherine Lara avaient fait le déplacement pour un dernier hommage.

Du jour au lendemain, en 1975, Discorama disparaitra des grilles de programmation et l'on n'entendra plus parler de Denise Glaser jusqu'à sa mort en 1982.

Et pourtant, on se bousculait pour passer chez elle. Elle avait certes une méthode toute particulière de mener ses interviews avec ses longs silences, quelques mots et une question. C'est vrai, on y parlait plus de "l'homme" que de promotion.

Aujourd'hui, la mode culture aidant - cela fait chic de voir ou revoir de telles émissions. On ne s'abaisse plus, d'ailleurs on ne l'a jamais fait, à regarder les émissions populaires - comment se fait-il qu'on les retrouve en tête des audimats ?

Le monde du spectacle est bien ingrat.

Jacques Martin et Guy Lux ( ce sont les deux noms qui me viennent à l'esprit) nous ont également quittés, seuls, abandonnés de tous (public et "gens du métier"). Et pourtant, qui, à l'époque, n' a pas passé ses soirées devant :

  • le petit rapporteur
  • l'école des fans
  • le palmarès des chansons
  • intervilles
  • la classe

Ne me dites pas : il n'y avait que ça. Un bouton peut toujours se tourner. Et ces émissions n'étaient peut-être pas aussi nulles que certains voudraient nous le faire croire ....

Pauvre monde ....

3 octobre 2009

L'éducation professionnelle

Récemment, j'écoutais l'émission "Reporters" sur France-Inter. Le sujet en était l'éducation professionnelle.

Et qu'apprenons-nous ? Oh rien de bien gai ... Un nombre non négligeable de jeunes se retrouvent sur "le carreau" faute de places. Et oui, cette branche de l'Education Nationale vient de faire l'objet d'une réforme et le résultat est là : c'est encore pire qu'avant :

Des filières supprimées, des filières surchargées tel est l'avenir qui se présente à tous ces jeunes. Quelles solutions s'offrent à eux ?

  • un redoublement en espérant que 2010 soit plus propice que 2009 !
  • un changement d'orientation ( tu veux être menuisier et bien suit la filière couture ... ).
  • un arrêt des études ...

Ces jeunes, dans leur grande majorité, ne sont pas des "fans des études" et souvent sont issus de milieux dits défavorisés.

Alors que vont-ils devenir ?

L'apprentissage chez un artisan ... peu d'employeurs sont enclins à se lancer dans "l'aventure". C'est un investissement (financier et en terme de disponibilité) important en cette période où chacun cherche à diminuer les coûts. Prendre un jeune en apprentissage signifie lui consacrer du temps et beaucoup de temps.

Un apprenti ce n'es pas un manoeuvre. Je me souviens de cet apprenti menuisier qui étalait du vernis à longueur de journée.

Il est grand temps, Mmes et Mrs les Ministres, de se pencher sur ce problème et de l'éducation en général. D'ailleurs, notre cher Président n'a t'il pas déclaré, cette semaine à Avignon :

"Nous allons mener une guerre sans merci contre le décrochage scolaire ....  Aucun ne restera abandonné à lui-même ..... Je ne peux me résoudre à laisser 100.000 jeunes par an partir à la dérive"

Comme disent les Anglo-saxons : "Wait and see"

2 octobre 2009

Libération anticipée ?

Cette semaine, l'actualité fut marquée par la disparition d'une joggeuse. Il s'est avéré qu'elle aurait été assassinée par un homme (il l'aurait avoué auprès du juge d'instruction) qui a bénéficié d'une libération anticipée suite à une condamnation pour viol et séquestration d'une mineure.

En effet en 2002, le tribunal l'avait condamné à 11 ans de réclusion. Il fut libéré au bout de 5 ans.

Alors, la grande question va surgir sur toutes les lèvres. Pourquoi avoir libéré un tel prisonnier ?

Une chose est certaine si on ne l'avait pas libéré le drame d'aujourd'hui n'aurait pas eu lieu si c'est bien cet homme qui a commis le méfait - je suis d'une logique implacable ce matin.

Mais, dans 4 ans quand il aurait été libéré : est-on certain qu'il aurait eu un autre comportement ?

Durant ces 5 ans d'incarcération qu'a t'on fait pour éviter la récidive ?

Pensez-vous, honnêtement, que le fait d'interner un homme le soigne ?

Un homme qui se livre à de tels actes n'est ce pas un malade ? Ce n'est pas un comportement normal. Il y a quelque chose en lui qui le pousse à agir ainsi.

Je reste persuadé que vous pouvez l'emprisonner 5 ans, 10 ans, 20 ans ce n'est pas cela qui le guérira.

L'enfermer à vie certains nous dirons (je les entends déjà) : ne revenons pas au moyen-âge où l'on enfermait des hommes dans des cages !!!

Aidons les en tentant de les soigner, en les accompagnant, en recherchant des structures d'accueil adaptées mais ne les enfermons pas dans une prison durant des années sans soins.

Mme la Garde des Sceaux ne voilà t'il pas un axe de réflexion important et urgent à mener ?

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1 octobre 2009

Il y a 60 ans, en Chine

Le 1er Octobre 1949, Mao proclamait l'avènement de la République Populaire de Chine.

Un monde idyllique devait s'ouvrir pour des millions de chinois. Oui, finie la domination des riches. On redistribue les richesses.

Malheureusement, la réalité fut tout autre. Une "dictature" allait en remplacer une autre.

Combien de tués ? Combien d'hommes, de femmes et d'enfants seront privés de liberté ? Et cela au nom du communisme.

En Russie, on assista à un scénario similaire - scénario que l'on retrouve d'ailleurs dans tous les pays se réclamant de cette idéologie.

Et pourtant au départ, le communisme a "tout pour séduire". Alors pourquoi, systématiquement, des hommes qui accèdent au pouvoir se sentent obligés de se comporter comme leur prédécesseur si ce n'est pas pire.

Derrière le communisme, il y a bien social, travail pour tous, égalité .....Mais dans les faits !!!

Ce sont des états policiers qui se mettent en place ...

Qu'est ce qui justifie ce besoin de vivre replié sur soi-même dans son propre pays si la politique mise en place a apporté le bonheur tant espéré ?

Oui, la Chine avec Mao a évolué ... mais à quel prix ! ... et qui en a profité ?

Une "révolution économique et industrielle" se met en place mais quel bénéfice le travailleur chinois va t'il en tirer ?

30 septembre 2009

Etrange affaire

Oui, étrange affaire que celle de Roman Polanski.

Il est, à priori, toujours accusé de relations sexuelles, consenties ou non, avec une mineure de 13 ans. Et cela date de 1977. Cela fait donc, sauf erreur de ma part, plus de trente ans. Et aucune décision de justice à ce jour !!!! Et l'on dit que la justice française est longue mais, à côté de celle des Etats-Unis, nous sommes vraiment des rapides.

Comment peut-on laisser une telle affaire aussi longtemps sans jugement ?

Roman Polanski aurait été libéré sous caution ... il y aurait eu des négociations et des défraiements en argent. L'argent permettrait donc de se blanchir !!!

Roman Polanski, certes, est un grand cinéaste mais cela justifie t'il cela .... Mr Bernard-Henri Lévy nous dit que c'est de l'acharnement parce que Roman Polanski est une notoriété. Etre un "People" permettrait donc de s'affranchir des lois !!!

Je pense qu'il serait grand temps que la justice termine, dans la plus grande clarté, ce pourquoi elle est faite .... 

29 septembre 2009

Le Cavaliere dérape ...

C'est incroyable ... au 21° siècle ... un Chef de Gouvernement ose qualifier le Président des Etats Unis ainsi que son épouse de "bronzés" et je suis sûr que cela fait rire bon nombre d'italiens comme de français ...

Mais cela n'est pas risible, c'est une honte ....

C'est la troisième fois en moins d'un an que le Cavaliere commente la couleur de peau du président américain.

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a qualifié dimanche le président américain Barack Obama et sa femme, Michelle, de « bronzés », dans un discours prononcé à l'occasion de la fête de son parti, à Milan, (nord).

De retour de Pittsburgh, « je dois vous porter les salutations d'un homme qui s'appelle, qui s'appelle… attendez, c'était quelqu'un de bronzé : Barack Obama ! », a lancé Silvio Berlusconi à son public, des ministres de son gouvernement et des sympathisants du Popolo delle Libertà (le Peuple des Libertés), son parti.

« Vous ne le croirez pas, mais ils sont deux à être allés à la plage pour prendre le soleil parce que même sa femme est bronzée ! », a-t-il ajouté sous les applaudissements amusés de son auditoire.

Vous vous rendez compte un chef de gouvernement qui parle ainsi .... Mais c'est proprement scandaleux.

Permettez moi de conclure par cette citation de Martin Luther King :

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."

Vous voyez ce qui vous attend MONSIEUR Silvio Berlusconi  ...

P.S : au fait, bonne fête Michelle

28 septembre 2009

Ah! cette affaire Clearstream!

Vous y comprenez quelque chose, vous, à cette affaire ....

J'avoue y perdre mon restant de latin : le Président de la République qui accuse un ancien Premier Ministre, un ancien Premier Ministre qui accuse l'actuel Président de la République. Et à l'époque des faits, leurs regards se tournaient déjà vers l'Elysée. Alors.... pour éliminer un concurrent que ne ferait-on pas.?

Ce n'est pas la première fois que nos "grands" n'hésitent pas à porter des coups bas pour "abattre" un adversaire. La politique n'est malheureusement pas qu'un combat d'idées ...

Mais là, on assiste à un vrai déballage sur la place publique et les médias se réjouissent. Un jour, on croit que c'est Nicolas, la pauvre petite J victime et Dominique le vilain méchant loup et ne voilà t'il pas que le lendemain c'est tout le contraire.

Ce week-end, n'apprenons nous pas que Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié les fameux fichiers Clearstream, fréquentait en 2004 et 2005 l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol et les actuels membres du gouvernement Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Woerth, selon un rapport policier.

En bref, selon la presse :

  • Imad Lahoud aurait ainsi déjeuné quinze fois avec François Pérol, qui était à l'époque directeur-adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie.

  • Imad Lahoud aurait , quelques semaines avant l'envoi de listings falsifiés à la justice, assisté à une réception à laquelle participaient M. Pérol, Gilles Grapinet, conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon et le beau-frère de M. de Villepin, Michel Piloquet.

  • Imad Lahoud aurait été invité, en mai 2005, par l'actuel ministre du Budget Eric Woerth.

  • Son épouse, Anne-Gabrielle Heilbronner, dirigeait alors le cabinet de M. Woerth.

  • L'actuelle secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a partagé à deux reprises avec son époux, à l'époque cadre chez EADS, la table de M. Lahoud.

  • M. Lahoud aurait également déjeuné avec Bernard Casanova, alors proche de Bernard Squarcini, l'actuel patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et Brigitte Henri, qui travaillait alors avec le directeur central des Renseignements généraux (DCRG), Yves Bertrand.

Alors, quel rôle a joué ou veut on faire jouer à ce Monsieur ?

Pensez-vous vraiment que nous saurons la vérité ? Les juges oseront ils ? Et, si nous devions retourner aux urnes avant 2012 ? .... ne rêvons pas ....

27 septembre 2009

Les accros du Camping-Car

Je pensais, bien naïvement, que camping-car était synonyme de liberté.

C'est vrai : vous emmenez votre "maison" avec vous, vous vous arrêtez quand vous le voulez ...

Une fois votre lieu de villégiature choisi, tout est prêt pour votre séjour : pas de toile, de sardines ... à mettre en place. Sur les petites routes de campagne, nul besoin de se reprendre à plusieurs fois pour négocier le virage en épingle comme cela se produit quand vous tirez votre "toit" derrière vous.

Vous vous arrêtez où vous voulez quand vous voulez. Nul besoin de vous agglutiner dans un terrain de camping.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir au hasard, d'un week-end sur les côtes normandes, un rassemblement "d'accros du camping-car". Ils n'étaient pas moins d'une trentaine, rassemblés sur une aire qui leur était spécialement dédiée.

Qu'ils se retrouvent pour une sortie : rien de plus normal.

Mais qu'ils se collent les uns aux autres - alors, que la place ne manque pas - j'avoue ne pas bien comprendre.

Ils étaient serrés comme des sardines : 1 mètre, 1 mètre cinquante (grand maximum) entre chaque "logement".

Roger tousse dans le premier et voilà Albert qui se réveille et qui doit se moucher dans le second et, dans la foulée, c'est Gilberte, du troisième,  qui doit se lever pour aller aux toilettes ....

"Tiens, il 8 h 02 et les Dupont ne pas encore levés ..."

"Bonjour, madame Ginette. Alors, on a veillé hier soir ? ..."

Remarquez, ils avaient l'air heureux, alors ....

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