Roselyne, la ECEH est à nos portes …
C’est vrai que nous, en France, on sait se protéger de tout ce qui nous vient de l’Est. Souvenez-vous le fameux nuage, il a fait un détour et n’est pas venu nous faire un petit coucou.
La fameuse grippe, quand elle a vu Roselyne et ses seringues, elle est partie et Roselyne, elle est restée toute penaude avec ses vaccins … les industriels de la pharmacie, eux se sont frottés les mains …
Bref, je plaisante mais la bactérie tueuse de type E.coli entérohémorragique (ECEH) - avec un tel nom, elle ne doit pas plaisanter tous les jours - sévit en Europe. Un dernier bilan fait état de trente morts. 30 morts sur des millions d’habitants, il n’y a pas de quoi fouetter un chat mais tout de même c’est à prendre au sérieux.
Ces sont nos amis allemands qui sont le plus touchés et surtout la Basse-Saxe (10 morts).
La tendance serait toutefois à la baisse.
Il y aurait quand même 2600 personnes infectées dans au moins quatorze pays.
Des traces de cette bactérie ont été trouvées dernièrement sur des pousses de betteraves néerlandaises exportées vers l’Allemagne et la Belgique. Ce serait une autre variante.
Mais qu’allons-nous pouvoir manger ? Quand on dit qu’il faut attendre les légumes de saison et de pays, tout cela ne peut que nous conforter dans notre point de vue. Mais malgré tout, nous ne sommes pas exempts de boutures ou de graines polluées.
En France, que devons nous craindre ?
Que nous dit le médecin Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (InVS), lors d’un entretien avec Paul Benkimoun du monde.fr ?
« La situation actuelle est autrement plus complexe, car la cause de l'épidémie est manifestement largement distribuée. Il n'y a pas un aliment suspect mais plusieurs : concombres, tomates, salades, graines germées, qui sont souvent consommées mélangés à d'autres aliments. Tout se passe comme si le suspect était fondu dans la masse »
« Il serait difficile de faire plus que ce qui a été mis en œuvre outre-Rhin. Les responsables allemands et leurs homologues européens sont en contact au minimum toutes les quarante-huit heures. Le réseau Early warning and response system ("Système d'alerte et de réponse rapide"), qui met en réseau les autorités de santé de l'Union européenne (UE), permet l'échange de données en temps réel. Tous les épidémiologistes européens sont mobilisés. »
« Dans ce genre de situation, il est toujours extrêmement délicat de trouver le bon équilibre entre la volonté de protéger les citoyens grâce à une mise en garde la plus précoce possible, et l'impact social et économique des alertes données. Nul doute qu'il y aura beaucoup d'enseignements à tirer au niveau européen d'un retour d'expérience sur cette épidémie. »
« La source est liée à la distribution des aliments quelque part en Allemagne du Nord et du Nord-Ouest. Le seul foyer qui existe aujourd'hui est en Allemagne. Les cas décelés à l'étranger ont été importés. »
« Peut-être qu'un contrôle de routine permettra de retrouver la bactérie, mais peut-être aussi ne saurons-nous jamais quelle était l'origine de l'épidémie. »
Voilà qui nous tranquillise !!!
Et après, on vient nous claironner : « manger cinq légumes par jour ». D’accord, mais lesquels ?