Le vilain petit canard
Je suis sur que vous en avez rencontré au moins un ....
Vous savez dans les familles où l'on retrouve plusieurs frères et soeurs ... ils sont en général au moins quatre. Et bien, il n'est pas rare de trouver le "vilain petit canard".
Vous vous rappelez l'histoire de ce vilain petit canard d'Andersen :
"Ainsi se passa le premier jour, et ce fut de pis en pis ensuite. Le pauvre caneton fut pourchassé par tout le monde, même ses frères et soeurs étaient méchants pour lui, et disaient :
- Si seulement le chat t'emportait, hou, le vilain !
Et la mère disait :
- Je voudrais que tu sois bien loin !
Et les canards le mordaient, les poules lui donnaient des coups de bec, et la fille qui donnait à manger aux bêtes, le renvoyait du pied."
Malheureusement, ce qui ne pourrait être qu'un conte, on le retrouve autour de nous. A un degré, certes, souvent moindre, mais cela existe ...
On l'aime bien mais cela n'est pas pareil. Souvent, il a moins bien réussi sa vie que les autres ... Enfin, réussir sa vie au sens des "valeurs bien établies" ... Il a un emploi mais à l'usine ... il travaille à la chaîne ou en équipe ... Il a épousé une "brave fille", propre, travailleuse ... mais sans fortune. Et tous les deux, il leur tient à coeur de subvenir aux besoins de leur petite famille. Ils ont retapé eux-mêmes leur maison, ils sont tout heureux de vous recevoir mais à la "bonne franquette" et surtout avec leur coeur. Malheureusement, ils ne seront pas toujours conviés aux agapes organisées par les autres membres de la fratrie.
Mais finalement, cela n'est pas bien grave car, le plus souvent, il a des amis et des vrais amis qui l'aime pour lui et non pas pour ce qu'il représente.
Et, si parfois il est un peu triste car il pense être laissé sur "la touche". Dites-lui de relire le conte d'Andersen :
Il était tout confus, et se cacha la tête sous son aile, il ne savait plus où il en était ! Il était trop heureux, mais nullement orgueilleux. Il songeait combien il avait été honni et pourchassé, maintenant il entendait dire qu'il était le plus charmant des charmants oiseaux ! Et les lilas inclinaient leurs branches sur l'eau jusqu'à lui, et le soleil brillait et réchauffait, alors ses plumes se gonflèrent, son cou mince se dressa, et, ravi dans son coeur, il cria :
- Jamais je n'ai rêvé d'un tel bonheur quand j'étais le vilain petit canard.
Et, moi, j'aime bien bien les vilains petits canards .....